Mort du petit Tony : Le parquet général fait appel des condamnations, il y aura un second procès

PROCÈS Le parquet général a annoncé avoir fait appel des peines prononcées, le 5 février, contre Loïc Vantal et Caroline Létoile

Vincent Vantighem
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01 Février 2021 : La cour d'assises de Reims accueille le procès de Loic Vantal et Caroline Létoile, jugés pour la mort du petit Tony, en 2016.
01 Février 2021 : La cour d'assises de Reims accueille le procès de Loic Vantal et Caroline Létoile, jugés pour la mort du petit Tony, en 2016. — V. VANTIGHEM
  • Le 5 février, Loïc Vantal a été condamné à vingt ans de réclusion pour les coups ayant entraîné la mort du petit Tony, en 2016 à Reims. La mère du garçonnet a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme.
  • Les peines prononcées lors de ce verdict étaient plus faibles que celles requises par le ministère public. Ce lundi, le parquet général a indiqué qu’il faisait appel du verdict.
  • Le second procès aura lieu dans l’année qui vient, Loïc Vantal étant incarcéré.

Il a attendu le dernier des dix jours prévus par la procédure. Le parquet général de Reims (Marne) a finalement fait appel, ce lundi, du verdict prononcé à l’issue du procès de l’affaire dite de « la mort du petit Tony ». Le 5 février, Loïc Vantal, le beau-père du garçonnet, avait été condamné à la peine de vingt ans de réclusion criminelle pour les coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Caroline Létoile, la mère de Tony, avait, de son côté, écopé d’une peine de quatre ans de prison dont un avec sursis pour non-assistance à personne en danger et non-dénonciation des mauvais traitements.

Les peines étaient en dessous de celles réclamées par Matthieu Bourrette, l’avocat général, lors de l’audience. A l’issue d’un procès particulièrement éprouvant, celui-ci avait rappelé aux jurés les sévices subis par le petit garçon fan du dessin animé Cars, avant qu’il ne succombe le 26 novembre 2016. « Il y a d’abord le dimanche. Il va lui mettre des coups de poing : Pam ! Pam ! Pam ! Et il va le jeter dans l’armoire. Lundi, il n’y a rien. C’est le jour de relâche aux enfers. Mardi, il continue. Mercredi, c’est le jour terrible, noir, absolu. Il va lui mettre des claques, des coups de poing, le faire chuter… » Mais il n’avait pas été suivi dans ses réquisitions.

« La part d’humanité » de Loïc Vantal

La cour d’assises avait finalement été convaincue par les arguments de la défense. Notamment ceux de l’avocat de Loïc Vantal qui a tenté de dévoiler « sa part d’humanité » pour montrer qu’il avait changé depuis les faits et qu’il ne méritait donc pas d’être condamné à 30 ans de réclusion. Incapable d’expliquer pourquoi elle n’avait pas pu sauver son enfant, Caroline Létoile avait fait valoir, à la barre, l’emprise que son ancien compagnon exerçait sur elle.

Loïc Vantal étant détenu dans cette affaire, le procès en appel devrait intervenir dans l’année qui vient.