Hautes-Alpes : Le président du conseil départemental jugé pour avoir offert une queue de loup

PROCES Le président LR du conseil départemental des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard avait offert à une préfète une queue de loup en guise de cadeau de départ 

20 Minutes avec AFP
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Un loup, illustration
Un loup, illustration — Pixabay

Ce lundi, Jean-Marie Bernard, président LR du conseil départemental des Hautes-Alpes, comparaît devant le tribunal ​correctionnel de Gap pour avoir offert une queue de loup à la préfète Cécile Bigot-Dekeyzer lors de sa cérémonie de départ, le 21 février 2020. Un « acte politique » qu’il avait alors revendiqué pour défendre les éleveurs, confrontés aux attaques du canidé sur leur bétail.

Plusieurs associations de défense de l’environnement avaient alors saisi la justice et l’enquête ouverte par le parquet avait abouti en décembre à une comparution en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) que l’élu avait rejetée.

« Ni de près ni de loin un braconnier »

Jean-Marie Bernard sera donc jugé lundi pour détention, transport et cession d’une partie d’espèce protégée, un délit passible de trois ans de prison et 150.000 euros d’amende. « Compte tenu de la dimension politique, ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu », estime Philippe Neveu, avocat de l’élu, dont les frais de justice sont pris en charge par le département, qui a voté en faveur de sa protection fonctionnelle.

C’était « un clin d’œil que j’ai voulu faire et un geste fort : les préfets passent, le loup reste et les éleveurs sont toujours aussi désespérés », avait déclaré Jean-Marie Bernard (LR) en février 2020.

Selon la défense, Jean-Marie Bernard « n’est ni de près ni de loin un braconnier ». Il aurait trouvé cette queue sur sa boîte aux lettres quelques semaines avant la cérémonie et serait « incapable de dire si cette queue est une queue de loup ».