Bourg-en-Bresse : Un an de prison ferme pour avoir brûlé le taxi de l’homme qu’il imaginait être l’amant de sa femme

VIOLENCES Un homme de 64 ans était jugé mercredi en correctionnelle dans l’Ain pour s’en être pris à un chauffeur de taxi auquel il prêtait (à tort) une liaison avec sa femme

E.F.

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L'homme a été jugé devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain.
L'homme a été jugé devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain. — Camille Allain / 20 Minutes

Même neuf mois après les faits, sa jalousie ne s’est pas estompée et toute remise en question lui semble impossible. Un homme de 64 ans vient d’être condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse (Ain) pour des violences exercées sur un chauffeur de taxi qu’il soupçonnait d’être l’amant de sa femme.

En mai dernier, l’homme avait battu sa femme à plusieurs reprises dans une chambre d’hôtel d’Ornex. Occupant la chambre voisine, le chauffeur de taxi était intervenu pour la défendre. Le mari avait alors quitté les lieux en les accusant d’entretenir une liaison et en promettant de revenir les tuer. Quelques jours plus tard, le prévenu était revenu devant l’hôtel pour mettre le feu au taxi.

Ses femmes successives placées sur écoute et suivies

Alerté, le propriétaire du véhicule était descendu et s’était retrouvé face au mari jaloux, armé d’une barre de fer. Il avait reçu un coup violent au bras avant de stopper net son agresseur en lui assénant un coup de pied sévère entre les jambes. Le mari avait pris la fuite et s’était finalement rendu un mois plus tard.

A la barre du tribunal, mercredi, le sexagénaire, très sûr de lui, n’a émis aucun regret. Pire, il s’est borné à répéter sa version des faits, sans jamais se remettre en question. « Ma femme était une profiteuse et lui, c’est un minable. Je voulais retrouver ma dignité d’homme. J’ai brûlé sa voiture pour qu’il sorte de sa tanière », a-t-il lancé, selon Le Progrès qui relate cette affaire. Mais le portrait de cet homme, dépeint par son entourage comme un adepte de la boisson qui n’a pas hésité à faire suivre et placer sur écoute ses trois femmes successives, a incité la justice à une condamnation ferme.