Viols sur mineurs : Une enquête ouverte pour viols sur mineurs contre Gérard Louvin et Daniel Moyne

PEDOCRIMINALITE « Le Monde » a révélé ce mardi que quatre hommes ont porté plainte pour viols et agression sexuelles contre le couple déjà visé par une plainte déposée début janvier par le neveu de Gérard Louvin

F.R.
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Gérard Louvin et Daniel Moyne, le 13 juin 2003, aux obsèques de Guy Lux à Neuilly-sur-Seine.
Gérard Louvin et Daniel Moyne, le 13 juin 2003, aux obsèques de Guy Lux à Neuilly-sur-Seine. — JOEL ROBINE / AFP

Le producteur de télévision Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne sont visés par une enquête pour «viols sur mineurs» et «complicité de viols sur mineurs», ouverte le 21 janvier. Quatre nouvelles plaintes pour viols et agressions sexuelles ont été déposées ces dernières semaines, révèle également Le Monde ce mardi.

Elles s'ajoutent à celle d'Olivier A., neveu du producteur de télévision, qui a porté plainte le 8 janvier contre Daniel Moyne pour des faits de viols et contre son oncle pour «complicité de viols par ascendant». Le couple avait alors réagi en qualifiant ces accusations de «mensongères».

Mais, pour Pierre Debuisson, avocat d'Olivier A., cité par Le Monde, « cette accumulation de plaintes et la libération de la parole de ces victimes, trop longtemps muselée, fissure une omerta jusqu’à présent très solide ». 

Témoignages

Le quotidien relaye plusieurs témoignages. Grégory C., 46 ans, raconte avoir subi des violences sexuelles, des «caresses» et des «fellations», de la part de Daniel Moyne de ses 13 ans à sa majorité. Il dit «garder en tête des « scènes «violentes» de sodomie». 

Olivier L., 55 ans, évoque une fellation non consentie imposée par Daniel Moyne, alors qu’il avait entre 17 et 19 ans. Laurent A., frère d’Olivier A., décrit une agression sexuelle que lui aurait fait subir Daniel Moyne l'année de ses 11 ans.

Un quatrième homme affirme qu'à 19 ans, après avoir fait une demande de stage chez Glem, la société de production de Gérard Louvin, Daniel Moyne lui aurait demandé des faveurs sexuelles en échange. Ce dernier lui aurait aussi mis la « main au paquet».

Via leur avocate Céline Bekerman, le couple Louvin-Moyne dément les accusations : « Nous nous battrons jusqu’au bout afin de prouver notre innocence et mettre ces esprits malveillants et envieux face à leurs contradictions. »