Angers : Prison avec sursis pour avoir laissé son chat mourir de faim dans un appartement

ANIMAUX Le tribunal d'Angers a prononcé, mardi, une peine de six mois de prison avec sursis contre le propriétaire d'un chat, retrouvé mort dans un appartement

Julie Urbach

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Un chat. Illustration.
Un chat. Illustration. — PixaBay

L’animal pesait moins de 700 grammes quand il a été retrouvé mort, en avril 2018. Mardi, le tribunal d’Angers a condamné à six mois de prison avec sursis le propriétaire d’un chat, qui avait été laissé à l'abandon et sans nourriture dans un appartement d’Avrillé.

En octobre 2017, il était parti du jour au lendemain de son domicile, sans prévenir son propriétaire et en laissant sur les lieux son animal de compagnie, une chatte tigrée appelée Cacahuète. Six mois plus tard, c’est un huissier qui avait retrouvé le cadavre de l’animal, au milieu de détritus.

Interdiction de détenir un animal

Quatre associations de défense des animaux (Fondation Brigitte Bardot, Stéphane Lamart, Sauvetage et chats en détresse, Société protectrice des animaux), qui avaient porté le dossier devant le tribunal, recevront chacune 400 euros. Le propriétaire, âgé de 27 ans, a également reçu une interdiction définitive de détenir un animal. « Cette interdiction montre que le tribunal a évalué la dangerosité pour nos animaux de cette personne qui a claqué la porte lâchement », a réagi Me Isabelle Terrin, avocate d’une des associations.

L’histoire de Cacahuète avait largement ému et mobilisé, et notamment sur les réseaux sociaux où un groupe de près de 6.000 membres s’était constitué pour demander « justice ». Une pétition avait récolté plus de 120.000 signatures en ligne.