Paris : Le procès du rappeur Ademo renvoyé au mois d’avril

PROCES Le rappeur, qui officie en duo avec son frère dans le duo PNL, devait comparaître pour « usage de stupéfiants », « outrage » et « rébellion »

C.Po.

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Les avocats du rappeur Ademo à la sortie de l'audience
Les avocats du rappeur Ademo à la sortie de l'audience — THOMAS SAMSON / AFP

Si côté rap, Ademo, moitié du duo PNL, tient le haut de l’affiche, en matière judiciaire, la star préfère nettement l’ombre à la lumière. Alors qu ’il devait comparaître ce mercredi matin pour « usage de stupéfiant », « outrage » et « rébellion », il a préféré se faire représenter par ses avocats. Malgré son absence, ces derniers ont plaidé pour que l’audience se tienne à huis clos – une mesure exceptionnelle dans ce type d’affaire – eu égard notamment à la « personnalité de M. Andrieu », le vrai nom du chanteur.

Evoquant la fuite de certains éléments dans la presse, Me Vincent Brengarth a estimé que le huis-clos permettrait la « sérénité des débats ». « Est-ce qu’il faut qu’on se laisse impressionner par le statut social du prévenu ? », a répondu le procureur. Si leur demande a été rejetée, le procès a néanmoins été renvoyé au mois d’avril après que la présidente a ordonné un supplément d’information sur un point de procédure liée à l’anonymisation de l’identité des quatre policiers dans le dossier. Trois d’entre eux étaient d’ailleurs présents dans la salle ainsi qu’une quinzaine de fonctionnaires venus en soutien.

Insultant et agressif

Le 5 septembre, le rappeur a été interpellé dans le 14e arrondissement après avoir repéré en train de rouler une « cigarette artisanale » dont se dégageait une « forte odeur caractéristique du cannabis ». Selon le récit des fonctionnaires, Ademo se serait rapidement montré insultant et agressif verbalement, se débattant alors que l’un d’eux tentait de le menotter. Il a finalement passé vingt-quatre heures en garde à vue.