Annecy : Le suspect de 18 ans reconnaît les coups de feu sur son beau-père, assassiné

ENQUETE La procureure du tribunal judiciaire d’Annecy, insiste sur « l’acharnement dans les coups portés », samedi dans une ferme de Pringy (Haute-Savoie), alors que la belle-mère et la compagne du suspect ont aussi été blessées

J.Lau.

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Photo d'illustration d'un gendarme.
Photo d'illustration d'un gendarme. — Camille Allain / 20 Minutes

Deux jours après l'assassinat d’un agriculteur de 64 ans à Pringy (Haute-Savoie) ayant mobilisé une quarantaine de gendarmes, la procureure du tribunal judiciaire d'Annecy Véronique Denizot a fait le point lundi sur l’enquête pour Le Dauphiné Libéré. Elle a confirmé qu’un jeune homme de 18 ans avait été présenté au juge d’instruction d’Annecy lundi, alors qu’une procédure judiciaire d’information a été ouverte pour assassinat sur la victime de 64 ans, tentative d’assassinat sur son épouse, âgée de 60 ans, et violences volontaires avec arme sur la compagne du suspect.

Comme le rapporte Véronique Denizot, le suspect reconnaît la matérialité des coups de feu sur la personne décédée. « Il ne s’explique pas beaucoup plus sur le reste des faits », notamment « les blessures faites par une hache » sur la victime de 60 ans, dont « le pronostic vital n’est pas engagé ». Le suspect est bien le compagnon depuis plusieurs mois de la fille du couple agressé dans la soirée de samedi, dans une ferme isolée à Pringy. Ouvrier agricole, il était en apprentissage sur cette exploitation depuis septembre dernier.

« Une forme d’acharnement dans les coups portés »

« Il ressort des éléments objectifs la très grande violence incontestable avec laquelle les faits ont été perpétrés, insiste Véronique Denizot. On peut parler d’une forme d’acharnement dans les coups portés sur la personne décédée. Je pense que la jeune fille a tout fait pour essayer d’empêcher cette violence, en tentant de s’interposer. Puis elle a surtout pensé légitimement à se protéger et à protéger sa maman. »

La procureure indique également que le suspect était suivi durant sa minorité par le juge des enfants, au titre de la protection de l’enfance, puisque son père avait été jugé aux assises pour avoir tué son beau-père.