Nice : Des élus LR affichent leur « consensus politique » pour le devenir de la prison

MAISON D'ARRET Ils en appellent à Eric Dupont-Moretti alors que l’Etat va rendre des arbitrages sur la création de places de prison supplémentaires

Fabien Binacchi

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La prison de Nice
La prison de Nice — SYSPEO/SIPA
  • Dans un courrier au ministre de la Justice, le président du département des Alpes-Maritimes, le député Eric Ciotti, le maire de Nice et aussi celui de Grasse se positionnent pour « la réhabilitation de l’actuelle prison de Nice et l’extension de l’actuelle maison d’arrêt de Grasse ».
  • Selon l’Observatoire international des prisons, avec 472 hommes écroués dans ses murs au 1er janvier 2020, la vieille maison d’arrêt de Nice, mise en service en 1897, affiche une surpopulation de 171 %.

La réponse du ministère de la Justice, reçue par 20 Minutes en octobre dernier, pouvait laisser présager encore de longs mois de négociations après des années de débat. Exit les Iscles à Saint-Laurent-du-Var ou encore le plateau de Tercier, « les terrains proposés jusqu’alors » pour la création d’une nouvelle prison à Nice « n’ont pas été retenus ».

L’entourage du garde des Sceaux précisait aussi qu’une parcelle était toujours « activement recherchée ». Mais le temps presse. Alors que l’Etat va rendre des arbitrages sur la création de places de prison supplémentaires et que la surpopulation de l’existant est continue, quatre élus locaux LR ont décidé d’afficher leur « consensus politique ».

Ginésy, Ciotti, Estrosi et Viaud

Le président du département Charles-Ange Ginésy, le député Eric Ciotti, le maire de Nice Christian Estrosi et aussi celui de Grasse Jérôme Viaud viennent d’adresser un courrier à Eric Dupond-Moretti. Ils se positionnent pour « la réhabilitation de l’actuelle prison de Nice et l’extension de l’actuelle maison d’arrêt de Grasse à hauteur de 500 places supplémentaires ».

Si la deuxième partie du vœu figurait déjà dans les propositions du préfet, en 2017, un lifting de la maison d’arrêt de Nice permettrait-il, à lui seul, d’arriver aux 650 places « nettes » inscrites et budgétées dans le plan immobilier pénitentiaire du gouvernement, contre 363 aujourd’hui ? L’augmentation de la capacité est envisageable, répond-on du côté de la mairie de Nice, renvoyant à « l’Etat de décider ». Les élus n’ont pas encore eu de retour à leur missive.

Selon l’Observatoire international des prisons, avec 472 hommes écroués dans ses murs au 1er janvier 2020, la vieille maison d’arrêt de Nice, mise en service en 1897, affiche une surpopulation de 171 %.