Nice : Le prêtre soupçonné d’agressions sexuelles ne sera « probablement pas jugé » avant 2022

PROCES Jean-Marc Schoepff, ancien aumônier et prêtre catholique, avait été mis en examen en 2018 pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans

E.M. avec AFP

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Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi.
Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

« Probablement pas de procès avant 2022 pour le père Schoepff », a indiqué à 20 Minutes Xavier Bonhomme, procureur de la République de Nice. « L’affaire est toujours en cours d’instruction et un recours sur un point juridique est devant la cour d’appel », complète-t-il. Un recours non jugé à ce jour.

L’ancien curé de la paroisse du port de Nice, où il a officié au sein des aumôneries de jeunes à partir des années 1980, a été mis en examen en 2018 pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans.

Deux plaintes sur une dizaine pour qui la prescription n’est pas soulevée

De la dizaine de plaintes qui ont été déposées contre le prêtre niçois, il en reste désormais deux pour qui la prescription n’est pas soulevée. L’un, né en 1985, assisté par Me Ehrenfeld, a porté plainte en 2019 pour des faits datant d’un voyage à Rome en 1997. L’autre, né en 1982, situe les faits en 1996 quand il était élève à Stanislas, un établissement privé catholique. « Mon client n’aurait pas parlé s’il n’avait pas appris que le prêtre traitait les plaignants de menteurs », indique son avocat, Me Jérôme Cas.

En France, dans les cas de violences sexuelles sur mineur, la prescription des faits est établie vingt ans après la majorité de la victime.

L’ex-aumônier, libéré sous caution en décembre 2018 après une brève incarcération, vit sur la Côte d’Azur.