Brest : Un gynécologue et une sage-femme condamnés après la mort d’un bébé

HOPITAL Le médecin avait tardé à déclencher l’accouchement et l’enfant était mort

C.A.

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Illustration d'un doudou dans une maternité.
Illustration d'un doudou dans une maternité. — F. Durand/SIPA

Un gynécologue et une sage-femme ont été condamnés par le tribunal administratif de Brest après la mort d’un bébé survenue en août 2013 dans un établissement de santé de la sous-préfecture du Finistère. Ils devront verser solidairement 30.000 euros à la mère et 25.000 euros au père au motif du « préjudice d’affection et des souffrances endurées », rapporte Ouest-France.

Le drame s’était déroulé en août 2013. Un couple se présentait à la maternité à trois semaines d’une grossesse qui s’était déroulée sans problème. La future maman a perdu les eaux, subit des contractions et s’inquiète d’une perte de tonicité de l’enfant. Une surveillance est mise en place et le couple est vu par un gynécologue. Ce dernier ne juge pas l’accouchement urgent et rentre chez lui avant d’être rappelé par la sage-femme, inquiète. A son retour à minuit, il préfère attendre une heure pour pratiquer une césarienne. Le bébé décédera dans ce laps de temps in utero, victime d’un manque d’oxygénation.

La justice a déclaré le gynécologue coupable de manquements par la justice sur la base des travaux d’experts, qui ont estimé que le bébé aurait pu être sauvé avec une prise en charge plus rapide. Le médecin, qui ne travaille plus à Brest, avait été interdit d’exercice pendant trois mois par le conseil de l’Ordre mais avait fait appel.