Julien Sanchez (RN)
Julien Sanchez (RN) — Alain ROBERT/SIPA

DECISION

Beaucaire : La justice demande à la ville RN de retirer sa crèche de Noël, le maire dépose plainte

Julien Sanchez a indiqué qu’il maintenait sa crèche jusqu’à la date prévue

La justice a ordonné à la mairie RN de Beaucaire (Gard) de retirer la crèche de Noël dans l’hôtel de ville dans un délai de deux jours, sous astreinte de 5.000 € par jour. Une décision que le maire va contester devant le Conseil d’Etat.

« Nous déposons plainte pour discrimination contre l’Etat et nous appelons aux dons, non pas pour l’astreinte, ce serait illégal, mais pour la crèche de décembre 2021 qui sera encore plus belle et plus rayonnante, a confié Julien Sanchez [RN]. Nous maintenons la crèche jusqu’à la date prévue », a-t-il précisé, « de mémoire entre le dimanche 31 janvier et le mardi 2 février ». « L’Etat ferait mieux de s’occuper de la crise sanitaire. Pour le moment il est plus fort pour s’en prendre à des santons en Provence que pour nous livrer des tests, des masques, des seringues puis les vaccins… Pathétique ! »

Selon la ville, la crèche présente « un caractère culturel »

Le 18 décembre, le tribunal administratif de Nîmes, saisi par le préfet du Gard, avait ordonné en référé « la suspension de l’exécution de la décision non formalisée du maire de la commune de Beaucaire d’installer une crèche de la nativité dans l’enceinte de l’hôtel de ville pour la période du 3 décembre 2020 au 2 février 2021 ».

La municipalité avait fait appel de ce jugement, mettant en avant le fait que « la crèche en cause, certes installée dans l’hôtel de ville, présente un caractère culturel, artistique ou festif » et précisant que cette crèche était prévue pour être visible « de la Sainte-Barbe [le 4 décembre] à la Chandeleur », le 2 février.

Dans son ordonnance, le juge des référés de la cour administrative d’appel de Marseille rejette la requête beaucairoise et enjoint la commune de « procéder à l’enlèvement de la crèche située dans l’hôtel de ville dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 5.000 € par jour de retard jusqu’à ce qu’il soit statué par le tribunal administratif de Nîmes sur l’instance au fond ».