Coronavirus à Toulouse : Des prévenus positifs au Covid-19, le procès des mendiants bulgares renvoyé

CRISE SANITAIRE Le procès qui devait s’ouvrir ce lundi a été renvoyé car cinq prévenus sont positifs au Covid-19

20 Minutes avec AFP

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Le procès a été renvoyé au 1er février. Illustration.
Le procès a été renvoyé au 1er février. Illustration. — M.LIBERT/20 MINUTES

Il devait durer dix jours à partir de ce lundi. Le procès à Toulouse de 18 Roms bulgares a été renvoyé au 1er février, car cinq prévenus sont positifs au Covid-19. Ils sont soupçonnés de traite d’êtres humains sur une trentaine de compatriotes, dont un enfant.

Le président du tribunal correctionnel Romain Bonhomme a pris la décision près de quatre heures après le début supposé des audiences. Il avait d’abord évoqué la possibilité de scinder le procès en deux audiences, une option catégoriquement rejetée par la défense. « Imaginer une disjonction, c’est priver nos clients d’un véritable exercice du droit à la défense », a plaidé Me Alexandre Martin, avocat de cinq des 18 prévenus.

Cinq clans familiaux impliqués

« La disjonction est un piège, quelle image on renverrait de la France, terre des droits de l’Homme, de la justice », a insisté Me Martin, mettant en avant la complexité du dossier où cinq clans familiaux sont impliqués, s’accusant parfois mutuellement. Le ministère public s’était également dit favorable à un renvoi « à brève échéance ».

Ce procès se tiendra sans parties civiles, les 33 victimes – 31 hommes, une femme et un mineur –, étant pour la plupart retournées en Bulgarie. Les prévenus, dont seuls 11 étaient présents lundi à l’audience en fin de matinée, sont également accusés de blanchiment d’argent.