Rodez : Le meurtrier du chef de la police municipale condamné à 30 ans de réclusion criminelle

ASSISES La cour d'assises de l'Aveyron a condamné vendredi Alexandre Dainotti à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir poignardé le patron de la police municipale

J.R. avec AFP

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Illustration de la Justice.
Illustration de la Justice. — Superstock/Sipa

Trente ans de réclusion criminelle assortis d’une peine de sûreté de 20 ans. Vendredi après-midi, la cour d’assises de l’Aveyron, qui jugeait depuis cinq jours Alexandre Dainotti pour l’assassinat du responsable de la police municipale de Rodez en 2018, a condamné cet homme de 41 ans à la peine maximale, requise par l’avocat général.

L’avocat général avait alors pointé sa « dangerosité » et « le risque de récidive ».

Ni remord, ni regret

« Perspectives de dangerosité, pronostic défavorable, réadaptation aléatoire, risque de récidive » : les conclusions des experts psychiatres avaient été reprises par l’avocat général à l’encontre de l’accusé, qui n’a eu aucun remords ou regret envers sa victime tout au long de son procès.

Le 27 septembre 2018 en fin de matinée, Alexandre Dainotti avait poignardé de neuf coups de couteau Pascal Filoé, qu’il tenait pour responsable de la saisie de son chien, un american staffordshire, que son casier judiciaire lui interdisait de détenir. Un passage à l’acte qu’il avait à maintes reprises annoncé, proférant devant plusieurs fonctionnaires de la mairie de Rodez des menaces de mort à l’encontre de Pascal Filoé, également directeur général adjoint des services de la ville.

Durant son procès, l’attitude de l’accusé, froid et arrogant, a glacé la famille de la victime et la cour d’assises. Jeudi, l’accusé avait été expulsé de l’audience par le président. Il a dix jours pour faire appel de cette condamnation.