Coronavirus à Marseille : Trois organisateurs d'une fête clandestine géante renvoyés en correctionnelle le 14 juin

JUSTICE Les organisateurs d’une immense soirée clandestine en décembre 2020 dans le quartier marseillais de Plombières seront jugés le 14 juin par le tribunal correctionnel de Marseille

Mathilde Ceilles
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Illustration d'une fête
Illustration d'une fête — Canva/20 Minutes

Dans un communiqué, la procureure de la République de Marseille annonce la tenue d’un procès ​le 14 juin prochain pour les trois organisateurs de l’immense fête clandestine qui avait réuni 500 personnes dans la nuit du 12 au 13 décembre dans le quartier marseillais de Plombières (Bouches-du-Rhône), en plein confinement.

Ces personnes sont poursuivies pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé. Elles encourent des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Deux de ces personnes ont été écrouées, en application de peines prononcées dans d’autres dossiers, et la troisième placée sous contrôle judiciaire.

La soirée clandestine la plus importante en France

Deux personnes ont déjà été condamnées dans le cadre de ce dossier, pour complicité de travail dissimulé et complicité de mise en danger de la vie d’autrui. Poursuivies pour avoir embauché les serveurs recrutés pour la soirée et fourni du matériel, elles ont respectivement écopé de six et quatre mois d’emprisonnement avec sursis et de 2.500 et 1.500 euros d’amende, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Cette soirée clandestine, dans la nuit du 12 au 13 décembre, est sans doute la plus importante à avoir été repérée en France depuis le début de la crise du coronavirus, si l’on excepte ces « rave parties » qui avaient rassemblé plusieurs milliers de fêtards à Hures-la-Parade, en Lozère, mi-août, et à Lieuron (Ille-et-Vilaine), en Bretagne, à l’occasion du Nouvel An.