Coronavirus à Marseille : Des importateurs de masques chinois non conformes condamnés à de la prison avec sursis

JUSTICE Un homme qui s'était improvisé importateur de masques contre le Covid-19 a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir vendu des masques non conformes 

20 Minutes avec AFP

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Un masque chirurgical jeté dans les rues de Rennes le 9 juin 2020.
Un masque chirurgical jeté dans les rues de Rennes le 9 juin 2020. — Damien MEYER / AFP

Il a profité de la pénurie pour tenter d'écouler du matériel non conforme. Le président de la société KF Diffusion, une entreprise spécialisée dans l’événementiel qui s’était convertie dans l’importation de masques chinois pendant le premier confinement, a été condamné lundi à Marseille à six mois de prison avec sursis et une amende de 15.000 euros. Il avait vendu à des collectivités des Bouches-du-Rhône des masques non-conformes. Sa société a écopé d’une amende pénale de 50.000 euros.

Importateur de luminaires

Au printemps, cet importateur de luminaires s’était vu proposer par ses fournisseurs chinois l’envoi de masques. Un de ses amis, auto-entrepreneur dans la fibre optique, avait alors démarché sept mairies qui passaient commande, en prévision du déconfinement. Une seule commande de 11.500 masques de type FFP1 était livrée à la mairie de Trets pour 11.592 euros. L’enquête en cours avait interrompu les transactions commerciales de KF Diffusion avec les autres communes.

L’auto-entrepreneur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 3.000 euros. Un examen de la certification CE, apposée sur les boîtes de masques, a montré que l’organisme certificateur n’avait rien à voir avec ce type de produits.

Les prévenus avaient reconnu avoir « voulu surfer sur la vague » de ce marché en pleine expansion, quitte à « enjoliver » les choses en utilisant le nom commercial de KF Médical, « un nom plus sexy » et apposé une croix verte sur les documents commerciaux adressés aux mairies.