Paris : L'agresseur d'un responsable associatif LGBT condamné à cinq mois de prison avec sursis

CORRECTIONNEL Un homme de 47 ans a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour avoir agressé en pleine rue le secrétaire général de l'association Stop Homophobie en 2019

20 Minutes avec AFP

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Allégorie de la justice, illustration
Allégorie de la justice, illustration — Pixabay

Les faits s’étaient déroulés en avril 2019. Ce jour-là, Terrence Katchadourian, secrétaire général de l'association Stop Homophobie, promène son chien avec un ami dans le 15e arrondissement de Paris, lorsqu’un homme le traite de « tarlouze » et de « pédé », avant de lui asséner un coup de poing au visage.

L’agresseur de 47 ans a été condamné ce vendredi à cinq mois de prison avec sursis probatoire. Le tribunal correctionnel a reconnu cet homme coupable de violences en raison de l’orientation sexuelle et d'injures homophobes, mais l’a relaxé pour l’infraction d’outrage sexiste. Il était aussi poursuivi pour avoir, en septembre 2019 et dans le même quartier, à nouveau injurié la victime en utilisant des termes homophobes, paraissant « ivre » selon un témoin.

Un voisin des locaux de l’association

Cet homme, voisin des locaux de l’association, croisait régulièrement le responsable associatif. Il aurait changé de comportement après la diffusion d’un reportage d’Envoyé Spécial dans lequel la victime était filmée dans son rôle de responsable associatif LGBT. Le prévenu avait reconnu des insultes homophobes pendant son audition avant de changer de version et de nier toute violence. Dans les deux dossiers, des témoins ont corroboré les accusations du plaignant.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet sur la peine, associant le sursis probatoire à une obligation de soins, de travail et d’une interdiction de paraître à l’adresse de l’association. Son avocate a indiqué se réserver la possibilité de faire appel. « La justice a compris un des enjeux de ce procès qui est que, dans le cas d’une homophobie de voisinage, il est important d’avoir une injonction de ne pas s’approcher de la victime », a réagi l’avocat du militant, Me Etienne Deshoulières.