Des fleurs déposées devant la maison de la famille Troadec en mars dans la ville d'Orvault.
Des fleurs déposées devant la maison de la famille Troadec en mars dans la ville d'Orvault. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

COUR D'ASSISES

Affaire Troadec : Le procès du quadruple meurtre prévu du 21 juin au 9 juillet 2021

Hubert Caouissin sera jugé pour le quadruple meurtre de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec, survenu en février 2017 près de Nantes

  • Le procès aura lieu sur trois semaines, du 21 juin au 9 juillet à Nantes.
  • Le principal accusé, Hubert Caouissin, sera jugé pour meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime, et atteinte à l’intégrité de cadavres.

Les dates sont désormais officielles. Le procès de l’affaire Troadec, ce quadruple assassinat survenu à Orvault (Loire-Atlantique) en 2017, se tiendra sur trois semaines du 21 juin au 9 juillet à Nantes. L’annonce a été faite ce vendredi par le premier président de la cour d’appel de Rennes.

Hubert Caouissin, 50 ans, ancien ouvrier d’État de l’arsenal de Brest sans antécédent judiciaire, sera jugé par la cour d’assises de la Loire-Atlantique pour meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime, et atteinte à l’intégrité de cadavres. Sa compagne, Lydie Troadec, 51 ans, sera jugée pour recel de cadavres et modification des preuves d’un crime. Pour ce procès qui s’annonce comme exceptionnel, deux présidents de cour d’assises siégeront afin de permettre un remplacement en cas de maladie, a précisé le magistrat Xavier Ronsin.

Tués à coups de pied de biche

Le principal accusé a reconnu en mars 2017 les meurtres de son beau-frère Pascal Troadec et de l’épouse de ce dernier Brigitte, 49 ans, et de leurs deux enfants, âgés de 20 et 18 ans dans leur maison, tués à coups de pied de biche. Il a affirmé aux enquêteurs avoir voulu récupérer des lingots d’or prétendument volés par Pascal Troadec mais dont l’existence n’a jamais été démontrée.

Hubert Caouissin a avoué avoir démembré ses victimes puis avoir fait disparaître les corps, en les brûlant dans sa chaudière ou en dispersant leurs cadavres dans sa ferme de Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), où il vivait avec son fils et sa compagne Lydie Troadec. Des restes humains -mais pas les crânes-, ont été retrouvés dans cette propriété vaste et isolée, permettant d’identifier les quatre victimes.

Pas de preuve d’une préméditation

Hubert Caouissin avait été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. L’enquête n’a finalement pas permis d’apporter la preuve de la préméditation des meurtres, les juges d’instruction décrivant plutôt un « délire avéré de persécution et de conviction d’une spoliation familiale ». Sa compagne avait été mise en examen pour « modification de l’état des lieux d’un crime » et « recel de cadavres », et placée sous contrôle judiciaire.

Les juges d’instruction nantais ont ordonné leur mise en accusation devant la cour d’assises le 8 septembre 2020.