Procès du rapt de Jacqueline Veyrac : « Je n’ai rien à voir avec cette mascarade », clame le commanditaire présumé

COUR D'ASSISES Giuseppe Serena, que la riche femme d’affaires de la Côte d’Azur avait évincé d’un de ses restaurants, encourt la perpétuité

F.Bi. avec AFP

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Le procès doit se tenir jusqu'au 27 janvier
Le procès doit se tenir jusqu'au 27 janvier — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Accusé d’avoir commandité en octobre 2016 le rapt de Jacqueline Veyrac, riche femme d’affaires de la Côte d’Azur qui l’avait évincé d’un établissement, un ex-restaurateur italien ruiné a maintenu ses dénégations mardi devant la cour d’assises, à Nice. « Je n’ai rien à voir avec cette mascarade », a clamé Giuseppe Serena.

Incarcéré depuis quatre ans, cet homme de 67 ans encourt la perpétuité à l’issue de ce procès prévu pour durer jusqu’au 27 janvier, où il est jugé avec douze coaccusés.

Parmi ces derniers, un ancien des forces spéciales britanniques, Philip Dutton, 52 ans, est lui aussi passible de la perpétuité. En revanche, le cas du troisième principal protagoniste, Enrico Fontanella, 67 ans, a été disjoint en raison de son état de santé.

Désigné par ses coaccusés

Selon l’accusation, le trio avait déjà tenté une première fois d’enlever la femme d’affaires près de chez elle en 2013. Mardi, l’Anglais a à nouveau reconnu cette tentative de rapt comme sa participation à l’enlèvement de 2016. « Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de commettre ces faits ? », demande le président de la cour à Patrick Dutton, après les dénégations de Guiseppe Serena. Le Britannique le désigne sans ciller.

Le magistrat relance alors l’accusé italien : « Pourquoi dans ce dossier trouve-t-on tant d’accusateurs contre vous ? ». « Fontanella a mûri et étudié ce projet criminel et l’a organisé avec Dutton. Il a très bien compris qu’en cas d’issue négative, le coupable idéal serait Serena. Il a gagné. Je suis considéré comme le responsable numéro 1 », lâche-t-il.

Jacqueline Veyrac est attendue pour témoigner jeudi.