Procès du meurtre de Cintia Lunimbu : Jean-Baptiste Rambla fait appel de sa condamnation à la prison à perpétuité

PROCES Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 17 décembre dernier pour avoir tué Cintia Lunimbu en juillet 2017 à Toulouse, Jean-Baptiste Rambla a choisi de faire appel de cette décision

N.S.

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La cour d'assises de Haute-Garonne, à Toulouse.
La cour d'assises de Haute-Garonne, à Toulouse. — A.GELEBART/20MINUTES

Le calvaire de la famille de Cintia Lunimbu n’est pas terminé. Condamné le 17 décembre dernier à la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans, pour le meurtre de cette jeune femme de 21 ans en juillet 2017 à Toulouse, Jean-Baptiste Rambla a décidé de faire appel.

« Nous avons essayé de l’en dissuader, indique à 20 Minutes Me Aurélie Joly, qui assure la défense de cet homme de 53 ans avec Me Frédéric David. Mais ce besoin de s’exprimer est plus fort que lui. » Cet appel porte sur les mesures pénales, pas sur les dommages et intérêts accordés à la famille Lunimbu, précise l’avocate.

Le spectre de l’affaire Ranucci, encore et toujours

« C’est toujours cette même dimension chez cet homme, poursuit Me Joly. Il a ce besoin d’être encore et encore entendu par rapport à son histoire. » Jean-Baptiste Rambla est le frère de Marie-Dolorès, petite fille de 8 ans enlevée sous ses yeux à Marseille en 1974, avant d’être retrouvée morte deux jours plus tard. Christian Ranucci avait été condamné et exécuté pour ce meurtre. L’affaire Ranucci a plané sur les quatre jours du procès du désormais quinquagénaire en décembre, devant les assises de Haute-Garonne.

« Dans sa construction, il est tellement ancré dans ce processus victimaire, même s’il n’a pas oublié Cintia, évidemment, reprend Me Aurélie Joly. Il y songe véritablement, mais son histoire passe au-dessus. »