Evry : Eric-Régis Fiorile, figure du complotisme, jugé lundi pour détention d'arme

ENQUETE L’accusé, qui se présente comme le président de l’autoproclamé « Conseil national de transition de la France », n’a finalement pas fait l’objet de poursuites à ce stade dans le dossier antiterroriste lié à l’ultradroite pour lequel il avait été arrêté

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal d'Evry (photo d'illustration)
Le tribunal d'Evry (photo d'illustration) — BERTRAND GUAY / AFP

Eric-Régis Fiorile, une figure du mouvement complotiste interpellée mercredi dans le cadre d’une enquête antiterroriste, sera finalement jugé lundi à Evry pour l’infraction de droit commun de « détention d’arme de catégorie B », a appris l’AFP samedi auprès du parquet.

Fiorile, qui se présente comme le président de l’autoproclamé « Conseil national de transition de la France », n’a finalement pas fait l’objet de poursuites à ce stade dans le dossier antiterroriste lié à l’ultradroite pour lequel il avait été arrêté, a précisé une source judiciaire. Sa situation a toutefois été reprise par le parquet d’Evry pour décider des suites à donner à une infraction incidente, constatée lors d’une perquisition à son domicile, selon cette source.

Ces derniers jours, Eric-Régis Fiorile, qui se présente comme « président du gouvernement de la France Libre », avait enregistré des vidéos appelant à « marcher sur Paris le 18 décembre », mais le mandat d’amener émis par le juge antiterroriste était antérieur à cette récente vidéo.

Memnre des « Barjols »

Le parquet d’Evry a indiqué qu’Eric-Régis Fiorile a été placé en détention provisoire vendredi, dans l’attente de sa comparution lundi devant le tribunal correctionnel pour « détention d’arme de catégorie B ».

Son interpellation par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), annoncée mercredi sur le site de son mouvement, avait été ordonnée par un juge chargé de l’enquête sur un groupuscule d’ultradroite, « les Barjols », dont certains membres sont soupçonnés d’avoir évoqué un projet d’action violente contre le président Emmanuel Macron.

Créé en septembre 2017, après l’élection du président actuel, les « Barjols », proches de l’extrême-droite identitaire, avaient été démantelés en novembre 2018 après l’arrestation de quatre de ses sympathisants. Au total, neuf personnes étaient mises en examen dans cette affaire, selon une source judiciaire début novembre.