Ultragauche : Sept personnes soupçonnées de projet d’action violente mis en examen

ENQUETE Neuf personnes ont été interpellées, mardi, et deux d’entre elles ont été relâchées sans poursuite 

20 Minutes avec AFP

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Un tribunal, en France.  (illustration)
Un tribunal, en France. (illustration) — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Edit : Cet article a été mis à jour après la mise en examen des sept membres de l’ultragauche.

Soupçonnés d’avoir voulu préparer une action violente, sept membres de l’ultragauche ont été présentés, ce vendredi, à un juge d’instruction puis mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » criminelle, a annoncé une source judiciaire. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a requis le placement en détention provisoire pour six de ces personnes, qui étaient en cours de présentation vendredi soir à un juge des libertés et de la détention.

Neuf personnes ont été interpellées mardi en région parisienne, dans l’agglomération toulousaine et en Dordogne, et deux d’entre elles ont été relâchées sans poursuite, selon cette source. Lors de perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d’engins explosifs.

Une attaque contre des policiers ?

L’annonce de ces arrestations a aussitôt été saisie par le député LR Eric Ciotti. « Des terroristes d’extrême gauche voulaient s’en prendre à des policiers ! Ils s’attaquent à l’uniforme de la République qui est le dernier obstacle à leur dictature et leur soif de chaos », a-t-il écrit sur Twitter. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire que ces personnes voulaient attaquer des policiers, a indiqué une source proche du dossier.

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l’ultragauche remonte à l’affaire de Tarnac en 2008, pour des soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d’un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès.

Des incendies en Isère

Fin 2017, la revendication par des groupes d’ultragauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avait suscité des déclarations inquiètes de l’exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultragauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans, visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).