Attentat du 14-Juillet à Nice : Le gouvernement déclenche une enquête après la libération de deux suspects

« DYSFONCTIONNEMENT » Deux hommes, qui doivent être jugés pour avoir fourni une arme destinée au terroriste de la promenade des Anglais, ont « bénéficié » d’un vice de procédure

20 Minutes avec AFP
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Le camion utilisé par un terroriste pour tuer 86 personnes sur la Promenade des Anglais, à Nice
Le camion utilisé par un terroriste pour tuer 86 personnes sur la Promenade des Anglais, à Nice — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Il évoque un « grave dysfonctionnement ». Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé mercredi l’ouverture d’une « enquête auprès de l’inspection générale de la Justice » après la libération, pour vice de procédure, de deux suspects en lien avec l’attentat de Nice le 14 juillet 2016.

« Si des fautes ont été commises et qu’elles sont identifiées, évidemment que nous en tirerons toutes les conséquences », a ajouté le représentant du gouvernement. Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a également « demandé que cette enquête permette de faire des propositions, pour […] que ce type de situation ne puisse pas se reproduire ».

Deux hommes liés à la fourniture d’une arme

Les deux personnes concernées avaient « été placées sous la surveillance du ministère de l’Intérieur en lien avec le ministère de la Justice » et elles étaient « assignées à domicile et sous contrôle judiciaire », a-t-il rappelé.

Ces deux cousins albanais, qui doivent être jugés pour des délits de droit commun liés à la fourniture d’une arme destinée à l’auteur de l’attentat, avaient été libérés le 30 novembre pour vice de procédure.

L’ordonnance de mise en accusation, signée le 9 novembre par les juges d’instruction antiterroristes, aurait dû être accompagnée d’une ordonnance distincte de maintien en détention pour Artan Henaj et Maksim Celaj, puisque les charges de nature terroriste ont été abandonnées pour eux.