Affaire Fiona : « Où est ma fille ? »… Le père de la fillette supplie Cécile Bourgeon d’avouer

PROCES Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont rejugés en appel depuis mardi aux assises du Rhône pour la mort de la petite Fiona en mai 2013

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Chafoulais s'est fait tatouer le prénom de Fiona, disparue depuis 2013, sur le cou.
Nicolas Chafoulais s'est fait tatouer le prénom de Fiona, disparue depuis 2013, sur le cou. — Thierry Zoccolan / AFP

Devant les assises du Rhône, ce vendredi, le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, a imploré Cécile Bourgeon et son ex-compagnon de « dire » où se trouvait le corps de la fillette de 5 ans, décédée il y a sept ans.

« J’aimerais qu’elle me dise où est ma fille et ce qu’ils ont fait », a déclaré, en s’accrochant à la barre, Nicolas Chafoulais, qui s’est borné à nommer l’accusée uniquement par son nom de famille.

Les accusés étaient « deux à monter » le mensonge

Son « intime conviction », a-t-il ajouté, est « qu’ils ont frappé ma fille jusqu’à ce qu’elle soit dans un état lamentable et ils ont choisi de la laisser agoniser à un mètre d’eux toute la nuit ». Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont rejugés en appel depuis mardi aux assises du Rhône pour la mort de la petite Fiona en mai 2013, que les accusés avaient prétendu dans un premier temps enlevée dans un parc de Clermont-Ferrand.

En septembre 2013, la mère de Fiona finira par avouer en garde à vue que sa fille est morte dans la nuit du samedi au dimanche, après un coup mortel porté selon elle par son ex-compagnon, et qu’ils l’ont enterrée dans une zone boisée. Son corps n’a jamais été retrouvé. Pour le père de Fiona, ancien toxicomane, qui a désormais la garde de la seconde fille qu’il a eue avec Cécile Bourgeon, les accusés étaient « deux à monter » ce mensonge du prétendu enlèvement afin « de sauver leur peau ».

« S’ils l’ont jetée à la poubelle, ce sont des monstres »

« Ils ont fait le choix de la laisser agoniser, de tout cacher et d’espérer s’en sortir » au lieu d'« appeler les pompiers », a déploré le trentenaire. Celui-ci espère avoir « peut-être la chance de retrouver » le corps de la fillette si elle est enterrée près du lac d’Aydat, comme indiqué par Cécile Bourgeon au moment de ses aveux aux enquêteurs.

« S’ils l’ont jetée à la poubelle, ce sont des monstres », a-t-il poursuivi à l’évocation d’une des hypothèses soulevées par les enquêteurs. Nicolas Chafoulais s’est ensuite tourné vers Berkane Makhlouf pour le conjurer de parler : « Si tu as quelque chose à dire, dis le maintenant ! ». Mais l’ex-beau-père de Fiona n’a pas réagi. « J’ai toujours dit que si je savais où est le corps de ma fille, je l’aurais dit », a simplement répondu Cécile Bourgeon d’un ton irrité.