« Démocratie participative » : La justice ordonne la fermeture du site raciste et antisémite

DECISION La justice avait été saisie par la famille d’une des victimes française de l’attentat du 9 août au Niger, qui faisait valoir les dommages causés par ces deux publications

20 Minutes avec AFP

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Tribunal correctionnel de Paris. (Illustration)
Tribunal correctionnel de Paris. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

En raison de deux publications après l’attentat qui avait tué huit personnes, dont six humanitaires Français, le 9 août au Niger, la justice française a ordonné la fermeture du site raciste et antisémite « Démocratie participative », ce jeudi.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé que « la menace à l’ordre public que représentent ces publications, qui, avec des termes violents, exhortent à la haine en valorisant, par les mots et l’image, un passage à l’acte terroriste ».

L’attentat revendiqué par Daesh

La justice avait été saisie par la famille d’une des victimes, qui faisait valoir les dommages causés par ces deux publications, qui datent du 11 et 27 août. Le tribunal ordonne aux fournisseurs d’accès à Internet Orange, Free, SFR et Bouygues de mettre en œuvre des mesures de blocage du site Internet democratieparticipative, « sans délai et en tout état de cause, dans un délai maximum de quinze jours à compter de la signification de la présente ordonnance ».

En plein cœur de l’été, la France avait été choquée par l’assassinat de six jeunes – quatre femmes et deux hommes – humanitaires de l’ONG Acted, tués avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale Niamey, où ils étaient basés. L’attentat a depuis été revendiqué par le groupe Etat islamique.