Drogue : Sofiane Hambli, trafiquant et informateur de la police, remis en liberté

CONTROLE JUDICIAIRE Il doit toutefois se soumettre à plusieurs obligations, notamment pointer au commissariat de Bordeaux

20 Minutes avec AFP

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Allégorie de la justice (illustration).
Allégorie de la justice (illustration). — Pixabay

Lors de sa mise en examen samedi pour « tentative d’importation de stupéfiants » et « association de malfaiteurs », la justice et la police pouvait se féliciter d’avoir porté un gros coup contre le trafic de drogue. Pourtant, le trafiquant de drogue et informateur de la police Sofiane Hambli a été placé mardi sous contrôle judiciaire, cela signifie qu’il « a recouvré la liberté », a indiqué Me Hugues Vigier, son avocat.

Le parquet peut faire appel

Me Vigier avait demandé un débat différé sur la question de sa détention éventuelle, qui s’est tenu mardi devant une juge des libertés et de la détention de Bobigny (Seine-Saint-Denis). « Elle était très à l’écoute, a tenu un vrai débat », s’est-il félicité. A son terme, Sofiane Hambli a donc été placé sous contrôle judiciaire. Libre, il doit néanmoins se soumettre à plusieurs obligations, notamment pointer au commissariat de Bordeaux, a précisé Me Vigier. Le parquet de Bobigny peut encore faire appel de cette décision.

L’affaire, qui a conduit au remplacement de l’Ocrtis par l’Ofast (Office anti-stupéfiants) en 2019 du fait des pratiques controversées de l’ex-patron de la lutte antidrogue François Thierry, remonte au 17 octobre 2015. Ce soir-là, une équipe de douaniers découvre sept tonnes de cannabis dans des camionnettes garées boulevard Exelmans à Paris. Mais rapidement des soupçons ternissent l’opération lorsque la justice découvre que la cargaison s’inscrivait en réalité dans une opération de livraison surveillée, théoriquement encadrée par l’Ocrtis, dirigé par le commissaire François Thierry. L’opération s’est appuyée sur Sofiane Hambli, qui aurait selon la justice monté une organisation de trafic de grande envergure, pour son compte personnel. Lui soutient n’avoir joué qu’un simple rôle de « logisticien ».