Rennes: L'inventeur qui réclamait 25 millions d'euros à Keolis débouté

BREVET L'homme avait développé un système de nettoyage utilisé par son employeur

C.A.

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Illustration de la ligne A du métro de Rennes.
Illustration de la ligne A du métro de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Il réclamait 25 millions d’euros. Il ne les aura pas. Le tribunal de Paris a débouté un ancien salarié de Keolis qui avait attaqué son ancien employeur pour avoir utilisé son invention sans l’indemniser ni reconnaître sa propriété intellectuelle, rapporte Ouest-France​.

En 2002, un homme est embauché par l’opérateur de transport pour assurer la maintenance de la première ligne de métro, inaugurée cette année-là à Rennes. Lassé de devoir nettoyer les voies à la main, cet homme réfléchit au fil des ans à un système de nettoyage plus rapide pour lui et ses collègues. En 2010, il met au point une rampe de lavage. Convaincu par cette invention, Keolis souhaite développer dans les autres villes où il gère les réseaux de transport en commun. Le salarié transmet le cahier des charges à Keolis en 2013 et son innovation est dupliquée.

Il aurait refusé une prime de 300 euros

En 2018, l’avocat de l’ancien salarié avait justifié la demande de 25 millions d’euros par un calcul simple. Le coût par mètre lavé étant tombé de 5,22 euros à 0,67 euro, il estimait que son client avait été largement lésé. D’après Ouest-France, cet homme aurait refusé une prime de 300 euros proposée par son employeur.

Le tribunal a débouté le requérant de ses demandes, estimant qu’elles étaient trop tardives et qu’il avait implicitement donné son accord pour partager son invention en rédigeant lui-même le cahier des charges. Il devra verser 5.000 euros à Keolis en remboursement des frais de justice.