Loi « sécurité globale » : Le parquet de Paris ouvre une enquête après l’agression d’un policier à la fin de la manifestation

INFO « 20 MINUTES » Une vidéo de la scène, montrant un policier frappé à terre, était devenue virale après sa diffusion samedi soir sur les réseaux sociaux

Hélène Sergent

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Des heurts ont éclaté samedi 28 novembre à Paris en marge de la manifestation contre la loi sur la sécurité globale.
Des heurts ont éclaté samedi 28 novembre à Paris en marge de la manifestation contre la loi sur la sécurité globale. — Olivier Coret/SIPA

Le ministre de l’Intérieur avait dénoncé sur son compte Twitter « des violences inacceptables contre les forces de l’ordre ». Samedi 28 novembre, à l’issue d’une manifestation jusqu’ici très calme contre la proposition de loi sur la « sécurité globale », des heurts ont éclaté aux abords de la place de la Bastille.

Dans le flot d’images de manifestants blessés publiées ce soir-là – parmi lesquels se trouvait un photographe syrien de l’AFP –, une vidéo a suscité de vives réactions au sein de la classe politique. Tournée par un reporter d’images et publiée sur Twitter, la séquence montre un policier frappé à plusieurs reprises par des individus, poussé au sol et insulté. « Ceux qui lynchent nos forces de l’ordre sont loin de défendre nos libertés. Ils les piétinent », avait réagi l’ancien ministre de l’Intérieur et chef des députés La République en marche, Christophe Castaner.

Enquête ouverte dimanche

Une enquête de flagrance pour « violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique »​ a été ouverte dimanche par le parquet de Paris, a appris 20 Minutes ce mardi. Cette enquête, visant à identifier les auteurs de cette agression, a été confiée à la sûreté territoriale.

À l’issue de cette manifestation, 29 personnes ont été placées en garde à vue dont trois mineurs. Parmi elles, 17 ont été dééerées et cinq ont été jugées en comparution immédiate. Un homme a d’ores et déjà été condamné à six mois de prison avec sursis avec une obligation d’effectuer 105 heures de travaux d’intérêt général.