Attentats de janvier 2015 : Le procès reprendra bien mercredi

PROCES L’état de santé du principal accusé des attentats de janvier 2015 est désormais « compatible » avec sa présence à l’audience

20 Minutes avec AFP

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La salle où se déroule le procès historique des complicités dans les attentats de janvier 2015 à Paris.
La salle où se déroule le procès historique des complicités dans les attentats de janvier 2015 à Paris. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

C’était l'option envisagée, sous réserve de l’évolution positive de l’état de santé du principal accusé. C’est désormais confirmé : le procès des attentats de janvier 2015 reprendra bien mercredi. L’état de santé d’Ali Riza Polat est désormais « compatible » avec sa présence à l’audience, a indiqué lundi le président de la cour d’assises spéciale Régis de Jorna.

« Même si la situation médicale d’Ali Riza Polat présente encore à ce jour quelques difficultés (…) son état de santé a été déclaré actuellement compatible avec sa présence aux audiences de la cour d’assises », explique-t-il, dans un message transmis par le Parquet national antiterroriste. « Il est donc confirmé que celles-ci reprendront à compter du mercredi 2 décembre à 9h30 », ajoute le magistrat.

Procès suspendu à cause de cas de Covid-19

Dans un précédent message envoyé samedi aux avocats, Régis de Jorna avait estimé que l'« évolution favorable » de l’état de santé d’Ali Riza Polat permettait « d’envisager » une reprise du procès mercredi matin. Cette reprise était néanmoins conditionnée à un dernier examen de santé, prévu lundi en fin de journée.

Le procès des attentats de janvier 2015 a été suspendu le 31 octobre après la découverte de trois cas de contamination au coronavirus parmi les accusés, dont Ali Riza Polat, présenté comme le « bras droit » du tueur de l’Hyper Cacher Amédy Coulibaly et jugé pour « complicité » de crimes terroristes. Cette suspension a été prolongée à plusieurs reprises, en raison des « troubles digestifs » du principal accusé, victime de nausées et de vomissements persistants.

Pas de visioconférence

Face à cette situation, Régis de Jorna a envisagé de reprendre le procès en utilisant la visioconférence, grâce à une ordonnance gouvernementale permettant que l’ultime partie d’un procès criminel puisse exceptionnellement se dérouler en l’absence physique des accusés.

Mais face à l’hostilité des avocats pour ce mode de comparution, la visioconférence a été écartée. Et cette possibilité a depuis été rendue impossible, le Conseil d’Etat, saisi par une association d’avocats pénalistes, ayant suspendu l’ordonnance du gouvernement.

Quatorze personnes au total sont jugées par la cour d’assises spéciale de Paris, dont trois en leur absence, pour leur soutien présumé aux frères Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des attentats de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher, qui ont fait 17 morts.

Le procès, ouvert le 2 septembre, devait initialement prendre fin le 10 novembre. Le verdict est désormais prévu le 16 décembre.