Enfant torturé et noyé à Nantes : La mère et le beau-père de David condamnés à 28 ans de réclusion

COUR D'ASSISES La cour d'assises a rendu son verdict, ce vendredi soir 

J.U. avec AFP

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David, 8 ans, a été torturé et noyé dans une baignoire à Saint-Herblain, près de Nantes
David, 8 ans, a été torturé et noyé dans une baignoire à Saint-Herblain, près de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Ce vendredi, la mère et le beau-père de David, 8 ans, ont été condamnés à 28 ans de réclusion.
  • Ils étaient jugés depuis lundi pour des actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort du petit garçon, sans intention de la donner

Le verdict est tombé ce vendredi soir. La cour d’assises de Loire-Atlantique​ vient de condamner la mère et le beau-père de David, ce petit garçon maltraité et mort noyé, pieds et poings liés, dans une baignoire à Saint-Herblain, à 28 ans de réclusion criminelle. La cour a également prononcé le retrait de l’autorité parentale d’Eunice K., 29 ans et de Guy-Roland D., 35 ans, sur leurs deux et cinq autres enfants respectifs, dont un petit garçon né de leur union.

La peine, conforme aux réquisitions de l’avocate générale, intervient après cinq éprouvants jours d’un procès qui n’aura finalement pas permis de faire la lumière sur les circonstances exactes dans lesquelles le petit garçon de 8 ans est décédé, ce jour-là dans l’appartement familial situé près de Nantes. « L’un a peut-être plus ou moins agi pendant plus ou moins longtemps » mais ils sont autant coupables l’un que l’autre, a estimé l’avocate générale Véronique Surel.

Les accusés se rejettent la faute

Accusés d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné sa mort sans intention de la donner, ils ont reconnu des violences régulières, depuis qu’ils avaient ramené David de Côte d’Ivoire où il avait grandi, tout en continuant à se rejeter mutuellement la responsabilité de la punition mortelle de la baignoire. « On ne peut pas faire ce qu’on veut avec nos enfants, non ce ne sont pas des objets de torture, non on ne cache pas nos enfants derrière les murs, il faut qu’ils sachent ça les parents maltraitants », a réagi Me Myriam Guedj Benayoun qui représente Innocence en danger, une des associations parties civiles au procès. Dans le box des accusés, la mère a fait un malaise à l’annonce du verdict.