Strasbourg : L’auteur du rodéo mortel en voiture condamné à huit ans de prison

COUR D'ASSISES Un homme de 73 qui promenait son chien dans un parc de la ville avait été mortellement heurté par le véhicule

G.V. avec AFP
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Illustration. Strasbourg le 20 janvier 2017. Le nouveau Palais de justice.
Illustration. Strasbourg le 20 janvier 2017. Le nouveau Palais de justice. — G. Varela / 20 Minutes

Il comparaissait vendredi devant la justice à Strasbourg pour violence avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Agé de 21 ans, le prévenu a été condamné à huit ans de prison par la cour d’assises du Bas-Rhin pour avoir tué un homme de 73 ans en le percutant en voiture alors qu’il faisait un « rodéo » dans le parc piétonnier du Conseil-des-Quinze à​ Strasbourg. Les faits s’étaient produits en décembre 2018.

La victime, un avocat qui promenait son chien dans le parc en début de soirée avait été percuté à une vitesse proche des 30 km/h. Le septuagénaire était décédé sur place. Le conducteur avait lui pris la fuite et ensuite cherché à dissimuler les traces de la collision sur le véhicule. Le jeune homme, alors tout jeune titulaire du permis de conduire, avait par la suite de l’instruction expliqué avoir voulu faire des glissades dans le parc pour s’amuser avec deux amis, sans réfléchir aux conséquences, rapportaient les DNA.

Aux assises

« C’est un soulagement pour les membres de la famille » de la victime, a déclaré Maître Christophe Cervantes, avocat des parties civiles. « La thèse de l’accident ne convenait pas. La cour d’assises a retenu la thèse du crime, c’était important pour eux de l’entendre. » A l’inverse, Maître Slim Benchaabane, avocat de l’accusé, s’est dit « dans l’incompréhension la plus absolue ». « Je ne m’explique pas, ou alors par des considérations qui n’ont rien de juridique, ce quantum de peine », a-t-il déclaré.

Pour rappel, au terme de près d’un an et demi d’enquête, les magistrats instructeurs et le parquet avaient écarté la thèse du meurtre ou des violences aggravées, pour retenir celle d’un homicide involontaire aggravé, fait constitutif d’un délit et non d’un crime. Mais après l’appel des parties civiles, la chambre de l’instruction avait retenu la qualification de violences volontaires aggravées, renvoyant le suspect devant la cour d’assises.