Immeubles effondrés à Marseille : Jean-Claude Gaudin sort de son silence pour soutenir un ancien adjoint mis en examen

DRAME DE LA RUE D'AUBAGNE « Il a toujours respecté scrupuleusement les règles et les lois», affirme l'ancien édile après la mise en examen de Julien Ruas dans l'enquête sur l'effondrement des deux immeubles

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Gaudin lors de sa dernière sortie officielle en tant que maire de Marseille
Jean-Claude Gaudin lors de sa dernière sortie officielle en tant que maire de Marseille — CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

L’ancien maire de MarseilleJean-Claude Gaudin (LR) est sorti de son silence pour apporter son soutien à l’un de ses ex-adjoints, Julien Ruas, mis en examen jeudi dans l’enquête ouverte après l' effondrement de deux immeubles qui avait fait huit morts en 2018 à Marseille.

« Dans ses fonctions d’adjoint au maire, il a toujours respecté scrupuleusement les règles et les lois », a notamment assuré jeudi soir sur Facebook l’ancien maire LR, dont la fin de mandature, après 25 ans à la tête de la 2e ville de France, avait été particulièrement plombée par la catastrophe de la rue d’Aubagne.

Julien Ruas était notamment chargé de la prévention et la gestion des risques dans l’équipe du maire LR de Marseille à l’époque des faits. C’est le premier responsable politique mis en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte notamment pour « homicides et blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ».

Deux autres mises en examen

« Face à ce drame terrible de la rue d’Aubagne, il a été un élu exemplaire, par son dévouement, sa disponibilité, et son écoute, pour venir en aide aux proches des disparus et aux familles sinistrées », a ajouté Jean-Claude Gaudin.

L’ex-édile s’est également dit « persuadé qu’au terme de cette procédure, la justice exonérera[it] totalement Julien Ruas », à qui il renouvelle sa « confiance » et son « amitié ».

Deux autres mises en examen ont été prononcées dans le cadre de cette instruction, celle du syndic de la copropriété du 65 rue d’Aubagne, le seul des deux immeubles qui était occupé au moment de la catastrophe, et celle du bailleur social Marseille Habitat. Cette société d’économie mixte de la ville de Marseille était propriétaire du deuxième immeuble qui s’est effondré, sis au 63 de la rue d’Aubagne et dont l’accès avait été condamné en 2017.

L’effondrement de ces deux immeubles de l’hyper centre populaire de Marseille le 5 novembre 2018 avait fait huit morts. Il avait mis en lumière l’ampleur du problème des logements insalubres dans la ville dirigée jusqu’à l’été dernier par Jean-Claude Gaudin, autour duquel les critiques s’étaient cristallisées.