Attentats de janvier 2015 : Le procès suspendu pour (au moins) une semaine supplémentaire

PROCES Une expertise médicale a conclu que l’état de santé du principal accusé, Ali Riza Polat, infecté par le Covid-19, n’était pas compatible avec sa présence aux audiences

Caroline Politi

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Ali Riza Polat est le seul accusé présent dans le box à être soupçonné de complicité de crimes.
Ali Riza Polat est le seul accusé présent dans le box à être soupçonné de complicité de crimes. — Benoit PEYRUCQ / AFP

Ali Riza Polat est la preuve, s’il en fallait encore une, de la persistance des symptômes du coronavirus​. Ce lundi matin, le président de la cour d’assises spéciale a annoncé le renvoi, pour la 3e semaine supplémentaire du procès des attentats de janvier 2015. L’état de santé du principal accusé – le seul à devoir répondre de complicité de crimes – n’a pas été jugé compatible avec sa présence aux audiences. Ce dernier était d’ailleurs absent du box.

Le procès reprendra donc lundi prochain, « sous réserve qu’une nouvelle expertise médicale » le déclare apte à comparaître, a précisé le magistrat. Le Franco-Turc de 35 ans s’était senti mal fin octobre, juste après les deux jours d’interrogatoire consacrés aux lourdes accusations dont il fait l’objet. Après un premier test négatif, il a été déclaré positif au coronavirus le 31 octobre, entraînant de fait la suspension du procès. Deux autres accusés, Metin Karasular et Saïd Makhlouf ont également été testés positifs, sans toutefois présenter de symptômes.

« On a mis en danger la santé de mon client »

Après avoir refusé de se soumettre à une première expertise, Ali Riza Polat, placé à l’isolement sanitaire à la maison d’arrêt de la Santé, a finalement été vu par un médecin infectiologue samedi. Ce dernier a estimé que ses « troubles digestifs » ne lui permettaient pas d’assister aux audiences. « On a mis en danger la santé de mon client », a déploré son avocate Me Isabelle Coutant-Peyre, qui a dénoncé une situation extrêmement grave.

Me Safya Akorri, qui défend Mohamed Farès, a réclamé que tous les accusés soient testés avant la reprise du procès. Une demande d’autant plus forte que son confrère Me Christian Saint-Palais a indiqué que son client, Amar Ramdani, avait vomi à plusieurs reprises ce lundi matin. Affaire à suivre, donc…