Attentat de Nice : Huit personnes renvoyées aux assises quatre ans après

PROCES Les trois principaux accusés sont suspectés d’avoir eu « conscience de l’existence d’un projet » d’attaque

F.Bi.

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Les enquêteurs examinent le camion qui a servi à l'attentat de Nice le 14 juillet 2016
Les enquêteurs examinent le camion qui a servi à l'attentat de Nice le 14 juillet 2016 — Sasha Goldsmith/AP/SIPA

Un procès est en vue après l'attentat de la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts le 14 juillet 2016 à Nice. Les juges d’instruction chargés de l’enquête ont décidé de renvoyer de sept hommes et une femme, dont trois pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », devant la cour d'assises spéciale, a annoncé le parquet national antiterroriste ce mardi.

Les trois principaux accusés Mohamed Ghraieb, Chokri Chafroud et Ramzi Arefa sont suspectés d’avoir eu « conscience de l’existence d’un projet » d’attaque de la part de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans abattu le soir même par la police.

Deux accusés en fuite

Ils étaient aussi mis en examen pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste », mais les juges ont abandonné cette qualification, estimant que les trois hommes, deux Tunisiens et ce Franco-Tunisien n’avaient pas « de connaissance précise du projet terroriste », pas plus que du « moment de sa réalisation » prévu.

Cinq autres personnes, un Tunisien et quatre Albanais, sont également renvoyées aux assises, mais pour des délits, liés à la fourniture d’une arme. Les juges notent qu'« aucun élément [ne] démontre leur connaissance, même imprécise du projet terroriste ».

Quatre accusés sont détenus, deux sont sous contrôle judiciaire tandis que deux autres sont en fuite et font l’objet de mandats d’arrêt. Tous peuvent encore faire appel de leur renvoi aux assises, un procès qui ne pourra se tenir avant 2022. Au total, 865 personnes ou associations se sont constituées parties civiles dans cette enquête.