Marseille : Un nourrisson déclaré trop tard par ses parents à cause du Covid-19, la justice saisie

NAISSANCE Testés positifs au virus puis placés en quarantaine, les parents de Noa n’ont pas pu se rendre à temps en mairie pour déclarer leur fille

Clara Martot
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Illustration d'un nourrisson.
Illustration d'un nourrisson. — M.Libert / 20 Minutes

Une conséquence inattendue du Covid-19. Une famille marseillaise interdite de mouvement du fait du virus, se retrouve empêtrée dans une affaire administrative complexe.

Tout commence le 7 octobre par une bonne nouvelle : la naissance de la petite Noa. Naissance à laquelle le père, Ruben, ne peut assister. Ainsi que le rapporte La Provence ce lundi, il a été testé positif au Covid-19 la veille, tout comme sa femme. Le premier vit alors sa quarantaine à la maison, la seconde, isolée à la clinique. La santé du couple s’améliore dans les jours suivant la naissance de Noa, et Ruben est testé négatif le 13 octobre… Soit un jour trop tard pour déclarer la naissance de sa fille.

« Urgence repérée »

Certain de bénéficier d’une certaine tolérance des services au vu du contexte, Ruben se déplace tout de même à la mairie des 6e et 8e arrondissements. Mais il se voit répondre avec stupeur que passé le délai légal, il doit à présent porter son dossier devant le tribunal judiciaire. En attendant, impossible pour les parents d’inscrire leur fille à la Sécurité sociale ou à la crèche. Une situation dénoncée par leur avocat, qui avance que les délais de traitement du dossier peuvent atteindre 6 à 8 mois.

Une déclaration que souhaite démentir le parquet de Marseille, saisi de l’affaire. « Les délais allégués (…) ne sont en aucun cas de 6 à 8 mois car il s’agit bien d’une urgence repérée comme telle », peut-on lire dans un communiqué du 4 novembre qui se veut rassurant : « Cette situation de non-déclaration d’un enfant à l’état civil se produit assez régulièrement et le service civil du parquet de Marseille gère chaque année plusieurs dizaines de dossiers. »