Quintuple infanticide en Alsace : Peine réduite en appel pour la mère, condamnée à 14 ans de prison

APPEL Sylvie Horning avait écopé de 20 ans de réclusion en première instance

T.G. avec AFP

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Pièces à conviction dans le procès des "bébés de Galfingue".
Pièces à conviction dans le procès des "bébés de Galfingue". — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • Le procès en appel des « bébés de Galfingue », nom de la commune qui abrite le bois de la macabre découverte, avait lieu à Strasbourg la semaine dernière.
  • Condamnée à 20 ans de prison en première instance, Sylvie Horning a cette fois écopé de 14 ans réclusion criminelle.
  • « Ce verdict me paraît équilibré », a commenté Me Monique Sultan, avocate de l’association Enfance et Partage.

L’affaire avait eu un fort rentissement en Alsace. En 2017, à la suite d’un banal différent de voisinage, Sylvie Horning avait pu être identifiée comme la mère des « bébés de Galfingue ». Soit des quatre nouveaux-nés dont les cadavres avaient été retrouvés en 2003 dans des sacs-poubelle dans une forêt de cette commune du Haut-Rhin. Puis, lors de la perquisition de son domicile près de Mulhouse, les restes d’un cinquième bébé avaient été trouvés dans une glacière.

Cette mère de trois autres grands enfants était de retour devant la justice, cette semaine à Strasbourg. Elle a de nouveau été condamnée, vendredi, à 14 ans de réclusion criminelle, conformément aux réquisitions du parquet. La cour a estimé qu’elle ne présentait pas de trouble psychique, ni d’altération du discernement.

Cette peine est inférieure à celle décidée en première instance. En juin 2019, devant la cour d’assises du Haut-Rhin, Sylvie Horning avait écopé d'une peine de 20 ans de prison, une sentence jugée lourde, même par certaines parties civiles.

Lors de sa dernière prise de parole vendredi, l’accusée avait remercié la cour, estimant avoir été entendue. Au prononcé du verdict, elle a semblé particulièrement émue, essuyant des larmes avant de se prendre la tête entre les mains.

« Ce verdict me paraît équilibré »

« La peine prononcée cette fois-ci est beaucoup plus acceptable que celle qui avait été prononcée en première instance : on passe de 20 ans à 14 ans, c’est quand même un pas énorme qui a été franchi », a réagi son avocat, Me Franck Berton.

« Ce verdict me paraît équilibré », a commenté Me Monique Sultan, avocate de l’association Enfance et Partage. « Il tient compte à la fois de la gravité des faits, de la personnalité de madame Horning, du travail qu’elle a encore à faire, et d’une volonté d’apaisement pour les enfants. »