Béziers : Une enquête ouverte après un appel sur les réseaux sociaux à brûler la mosquée

HAINE Des investigations sont menées pour tenter d'en identifier l'auteur

N.B.

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Un commissariat (illustration)
Un commissariat (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Le vice-président de l’association culturelle des Français musulmans de Béziers a déposé une plainte mardi, au commissariat de la ville, après avoir découvert, le 17 octobre, un message appelant à « cramer la mosquée de Béziers », sans préciser laquelle était visée, indique Raphaël Balland, le procureur de la République.

Le message a été publié sur un réseau social, poursuit le magistrat. Des investigations sont menées par les policiers afin de tenter d’identifier l’auteur de ce message.

Jusqu’à 5 ans de prison

La découverte de ce message par l’association est intervenue au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, vendredi, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

De tels propos sont susceptibles de caractériser les délits de « provocation publique par voie électronique, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de sa religion », qui font encourir des peines maximales d’un an de prison et 45.000 euros d’amende, et de « provocation publique directe, par voie électronique, et non suivie d’effet, à la commission d’un délit de destruction ou dégradation volontaire dangereuse pour les personnes », punis de 5 ans de prison et 45.000 euros d’amende maximum, précise le procureur de Béziers.

Le ministre de l'Intérieur a réagi à ses menaces à l'encontre d'une mosquée de Béziers. « Des menaces ou des actes de violence ont visé les mosquées de Béziers et de Bordeaux, j’ai demandé aux préfets (...) de protéger ces lieux de culte, a écrit Gérald Darmanin, sur Twitter. De tels actes sont inacceptables sur le sol de la République. »