Finistère : Des amendes pour les auteurs d’un tag appelant au suicide des gendarmes

JUSTICE La gendarmerie de Landivisiau avait été dégradée par trois individus en avril 2019

J.G. avec AFP

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L'entrée d'une caserne de gendarmerie. (Illustration)
L'entrée d'une caserne de gendarmerie. (Illustration) — E. Frisullo / 20 Minutes

« Suicidez-vous », « Flics suicidés à moitié pardonnés »… Voilà quelques-uns des tags haineux accompagnés de symboles anarchistes qui avaient été découverts le 22 avril 2019 sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau ( Finistère). Jugés dans cette affaire pour outrage et dégradation le 5 octobre, deux hommes et une femme ont été condamnés lundi à des peines d’amende à Brest. Relaxés pour les faits d’outrage, les trois prévenus ont écopé d’amendes jusqu’à 4.000 euros.

Lors de leur procès, ils s’étaient « confondus en excuses », a indiqué Erwann Laisney, commandant de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix, présent à l’audience pour représenter l’institution.

Des tags en écho à des slogans lancés par des « gilets jaunes »

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, avait qualifié sur Twitter ces tags de faits « d’une extrême gravité ». Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand avait aussi exprimé dans un tweet son « soutien aux gendarmes du Finistère et à tous leurs camarades face à l’indignité ».

Ces tags faisaient écho aux slogans « Suicidez-vous, suicidez-vous » lancés aux forces de l’ordre quelques jours plus tôt à Paris lors du 23e samedi de mobilisation des « gilets jaunes »​, suscitant l’indignation.