Soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy mis en examen pour « association de malfaiteurs »

COMPTES DE CAMPAGNE Il s’agit de l’affaire du financement prétendument frauduleux de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy de retour au procès
Nicolas Sarkozy de retour au procès — ISA HARSIN/SIPA

L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi à l’issue de quatre jours d’audition pour « association de malfaiteurs » dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a confirmé vendredi le Parquet national financier, après une information de Mediapart.

Cette nouvelle poursuite, révélée par le site d’information en ligne, est la quatrième dans ce dossier pour l’ancien chef de l’Etat qui a réagi sur Facebook en affirmant que son « innocence » avait été « bafouée ». L’ex-président s’était dit victime d’un « complot » après les mises en examen prononcées en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne ».

Plusieurs mises en examen déjà

« Chacun voit bien qu’il s’agit d’une décision sans précédent en cohérence avec les investigations réalisées. La procédure suit son cours », a pour sa part réagi Me Vincent Brengarth, l’avocat de l’association anticorruption Sherpa partie civile dans ce dossier. Le 31 janvier, les magistrats avaient mis en examen pour « association de malfaiteurs » l’un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, soupçonné d’avoir touché des fonds provenant du régime libyen de Kadhafi qui auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy.

L’ancien chef de l’Etat avait déjà été mis en examen en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne ». Il avait également été placé sous contrôle judiciaire.