Nancy : Une mère reconnue coupable d’un double infanticide condamnée à 30 ans de prison

INFANTICIDE La mère âgée de 27 ans avait asphyxié ses deux fillettes de 19 mois et 3 ans et demi

G.V. avec AFP

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Allégorie de la justice, illustration
Allégorie de la justice, illustration — Pixabay

A la barre de la cour d’assises de la Meurthe-et-Moselle, la mère de famille, âgée de 27 ans, a expliqué s’être couchée le 1er janvier 2017, après avoir mis ses enfants au lit. Mais à son réveil, vers 4 h, quelque chose lui a demandé d’agir. Elle s’est dite « téléguidée » quand elle a pris la première fillette, lui a mis un sac sur la tête jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus. La mère a reconnu avoir ensuite recommencé avec le deuxième enfant. Puis a tenté la même chose sur elle-même. Mais sans succès, ni avec un sac ni avec des médicaments. Enfin, a-t-elle ajouté, c’est toujours la voix qui lui a dit d’appeler la police. Les fillettes étaient âgées de 19 mois et 3 ans et demi.

Lors de l’instruction comme lors de leurs dépositions, les experts ont affirmé n’avoir trouvé « aucun trouble mental ayant altéré son discernement ».

Des messages menaçants

Pour l’accusation, si elle a tué ses fillettes, c’était pour en priver son compagnon dont elle a dénoncé des violences physiques et sexuelles qui n’ont jamais été démontrées. Le couple qu’elle formait avec son compagnon avait, il est vrai, des problèmes. Seulement pendant l’enquête, les policiers avaient découvert des messages laissant entendre qu’elle allait commettre ce double infanticide : « Avec les filles, regarde ce que je vais faire et vous êtes responsables du crime », avait-elle notamment menacé le 31 décembre. Selon ses déclarations, la mère a asphyxié ses enfants dont elle avait attaché les mains dans le dos en leur apposant un morceau de scotch sur la bouche avant de placer un sac en plastique sur la tête.

Elle a finalement été condamnée mercredi à 30 ans de réclusion criminelle assortie de 20 années de sûreté. « Je regrette ce que j’ai fait, l’erreur que j’ai commise. Elle va me hanter », a reconnu l’accusée.