Disparue du Tarn : Guerric Jehanno condamné à trente ans de prison pour le viol et le meurtre d’Amandine Estrabaud

VERDICT L’ancien maçon a été condamné sur un faisceau d’indices, aucun corps ou indice matériel n’ayant été retrouvé

20 Minutes avec AFP

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La famille d'Amandine Estrabaud et leur avocat, Pierre Debuisson.
La famille d'Amandine Estrabaud et leur avocat, Pierre Debuisson. — GEORGES GOBET / AFP

L’ancien maçon Guerric Jehanno a été condamné, ce mercredi, à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn pour l’enlèvement, le viol et le meurtre d’Amandine Estrabaud, une surveillante de 30 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Une peine conforme aux réquisitions de l’avocat général Bernard Lavigne, qui avait appelé les jurés à se fier à leur intime conviction, dans ce procès sans corps et sans preuves matérielles mais avec un faisceau d’indices qui convergent tous vers l’accusé de 32 ans. A la fin des débats, il a à nouveau clamé son innocence, en vain.

Troublantes confessions

Le 18 juin 2013 Amandine Estrabaud, qui rentrait chez elle à pieds, à Roquecourbe, une commune du sud d’Albi, avait croisé la route de Guerric Jehanno. Ce dernier, qui la connaissait, l’avait prise en stop. C’est devant sa maison qu’elle sera aperçue une dernière fois par sa voisine qui décrit un homme ressemblant à Guerric Jehanno.

Après la disparition de la jeune femme, il avait eu un comportement étrange sur un chantier et fait des confessions répétées et troublantes à sa mère, son meilleur ami, mais surtout à quatre codétenus après sa mise en examen.