Nîmes : L'ex-footballeur serbe Nenad Kovacevic condamné pour avoir escroqué plus de 113.000 euros à Pôle Emploi

PROCES Une femme a également été condamnée mardi

N.B. avec AFP
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Nenad Kovacevic (Archives)
Nenad Kovacevic (Archives) — BAZIZ CHIBANE/SIPA

L’ancien footballeur international serbe, Nenad Kovacevic, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Nîmes (Gard) à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour avoir escroqué plus de 113.000 euros à Pôle emploi. L’ancien joueur professionnel, qui n’était pas présent à l’audience et n’était pas représenté par un avocat, devra rembourser 113.748 euros avec une femme, sa « complice », qui a été condamnée pour lui avoir fourni de fausses attestations de logement.

« Il lui est reproché d’avoir perçu des allocations-chômage alors qu’il n’était plus sur le territoire et qu’il jouait et cumulait cette assurance chômage en France avec son salaire de joueur en Serbie », a souligné le président du tribunal. Les faits reprochés au joueur professionnel s’étalent de juillet 2015 à décembre 2016, après sa rupture de contrat avec Nîmes en 2015. Aujourd’hui âgé de 39 ans, le footballeur, qui a aussi évolué en Ligue 1 avec Lens, était poursuivi à la suite d’une plainte de Pôle emploi, en septembre 2017.

Un couple était poursuivi pour « complicité d’escroquerie »

Nenad Kovacevic avait un salaire « confortable de joueur de football donc il a perçu des indemnités élevées, il percevait près de 208 euros par jour », a relevé le magistrat, soit près de 6.400 euros mensuels pendant quinze mois. Le vice-procureur de la République Willy Lubin avait réclamé un mandat d’arrêt contre l’ex-joueur, ce qui n’a pas été retenu par le tribunal, et 18 mois de prison dont six avec sursis et 15.000 euros d’amende.

Deux autres personnes, un couple de proches, étaient également poursuivies pour « complicité d’escroquerie ». La femme de 49 ans a été condamnée pour avoir fourni des fausses attestations de logement permettant au footballeur qui vivait en permanence en Serbie de bénéficier de l’aide de l’Etat français. L’homme a été relaxé faute de preuves.