Corse : Les villas construites illégalement par un proche d’Emmanuel Macron échappent à la démolition

ENVIRONNEMENT Pierre Ferracci a obtenu gain de cause et ne devra pas démolir ses villas construites illégalement sur un site remarquable en Corse du Sud

20 Minutes avec AFP
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Le fronton d'un palais de justice. (illustration)
Le fronton d'un palais de justice. (illustration) — SICCOLI PATRICK/SIPA

Il n’y aura donc aucune démolition des « villas Ferracci », construites illégalement à Bonifacio par Pierre Ferracci, un proche d' Emmanuel Macron, sur un site remarquable, pour réparer le préjudice causé à l’environnement. Telle est la décision de la cour d’appel d' Aix-en-Provence​, au terme d’une affaire emblématique de l’urbanisme insulaire.

Interrogé par l’AFP, Pierre Ferracci se félicite que les magistrats reconnaissent sa « bonne foi » et s’estime victime d’une « démarche délétère, mensongère, calomnieuse et d’une grande violence » de la part des associations écologistes qui voulaient la démolition des deux villas (plus de 500m2 au sol et une piscine).

Une amende d’un million d’euros

L’homme d’affaires, PDG du groupe de conseil Alpha et président du Paris Football Club, avait été condamné en première instance au pénal puis en appel pour avoir modifié sans le déclarer le permis de construire initial.

Pierre Ferracci avait accepté de payer une amende d’un million d’euros, la moitié du coût de son projet : construire une maison pour sa famille sur sa terre natale, au-dessus de la plage de Rondinara, « la plus belle d’Europe » selon l’office de tourisme de Bonifacio.

Mais l’association écologiste corse U Levante avait poursuivi les démarches judiciaires en intérêts civils, estimant que seule la démolition des villas permettrait de réparer le préjudice environnemental.