Marseille : Police et hôpitaux s'associent pour les victimes de violences conjugales

VIOLENCES CONJUGALES L’AP-HM et la justice marseillaise ont décidé de s’associer pour faciliter le dépôt de plainte des victimes de violences conjugales

20 Minutes avec AFP

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Illustration violence conjugale
Illustration violence conjugale — Chameleons Eye / Rex Fe/REX/SIPA

Aider les victimes de violences conjugales à porter plainte en associant l'hôpital où elles sont souvent d’abord prises en charge : telle est la philosophie du protocole expérimental lancé ce mercredi à Marseille qui associe notamment le tribunal judiciaire, les services de police des Bouches-du-Rhône, l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) et les associations.

Car il est « essentiel pour permettre leur prise en charge » et « sanctionner » les auteurs de ces faits, a expliqué la procureure de Marseille Dominique Laurens, lors d’une conférence de presse.

Quatre cents femmes hospitalisées

« Les femmes arrivent souvent dans des conditions extrêmement précaires dans les services hospitaliers qui sont les premiers à accueillir leurs blessures, mais aussi leurs paroles, et se trouvent après dans un circuit qui parfois est extrêmement complexe avec de multiples acteurs qui vont intervenir », a relevé Dominique Laurens.

Une victime reçue à La Timone sera ainsi accueillie par des professionnels de santé formés qui « pourront proposer un examen en médecine légale permettant le déclenchement d’une procédure judiciaire, soit un accompagnement, soit une prise de plainte directement en milieu hospitalier, soit un rendez-vous avec des services sociaux », a détaillé Sylvia Breton, directrice générale adjointe de l’AP-HM.

En 2019, 400 femmes ont été hospitalisées à l’AP-HM à la suite de violences conjugales, parmi elles 80 n’avaient pas 18 ans, selon Sylvia Breton. « C’est un réel enjeu de mieux les accompagner », a-t-elle ajouté, en précisant qu’une évaluation du dispositif est prévue début 2021.