Corse : Stéphane Colonna, le frère d’Yvan Colonna, placé en garde à vue

ENQUETE Son frère, Yvan Colonna, a été condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac

20 Minutes avec AFP

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Stéphane Colonna au tribunal de Paris en 2009 lors du procès de son frère Yvan Colonna.
Stéphane Colonna au tribunal de Paris en 2009 lors du procès de son frère Yvan Colonna. — MARTIN BUREAU / AFP

Stéphane Colonna, le frère cadet d’Yvan Colonna, a été placé en garde à vue, ce lundi, dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’incendie début août de la paillote du militant nationaliste Maxime Susini, un an après son assassinat, ont annoncé des sources proches du dossier.

La gendarmerie a placé Stéphane Colonna, et deux autres personnes, en garde à vue dans l’enquête sur la tentative d’incendie de la paillote 1768, dans la nuit du 6 au 7 août à Cargèse (Corse du Sud), ont indiqué ces mêmes sources. Un peu moins d’un an avant, le 12 septembre 2019, le propriétaire de la paillote, Maxime Susini, un militant indépendantiste et écologiste, a été assassiné à proximité de son établissement de plage.

« Geste criminel », « intimidation », « projet mafieux »

Cet assassinat avait suscité une grande mobilisation contre la violence et les réseaux mafieux en Corse, engendrant la création de deux collectifs antimafia. Au moment de la tentative d’incendie, si le parquet d’Ajaccio avait indiqué qu’aucun lien n’était établi entre ces faits et l’assassinat du jeune homme de 36 ans, le collectif Maxime Susini avait estimé, sur sa page Facebook, qu’il s’agissait de « la suite logique du projet mafieux de la bande criminelle qui a assassiné Massimu Susini ».

Le parti indépendantiste Core in Fronte, dont était proche Maxime Susini, avait lui dénoncé dans un communiqué l’action de « racailles » pour « effacer » la mémoire du militant. De son côté, la section corse de la Ligue des droits de l’Homme avait dénoncé un « geste criminel qui s’apparente à de l’intimidation », appelant à ce que « cesse l’impunité ». Son frère, Yvan Colonna, a été condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac.