Affaire Steve Maia Caniço : Une reconstitution aura lieu mardi à Nantes

ENQUETE Le jeune homme avait disparu lors d'une intervention policière controversée en 2019, le soir de la Fête de la musique

20 Minutes avec AFP

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Une fresque en la mémoire de Steve Maia Caniço
Une fresque en la mémoire de Steve Maia Caniço — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Son corps avait été retrouvé noyé dans la Loire un mois après sa disparition, après une intervention policière musclée le soir de la Fête de la musique en 2019. Une reconstitution de l'affaire Steve Maia Caniço aura lieu mardi à Nantes sur les quais de la Loire, a-t-on appris lundi.

« Les opérations techniques conduites sous l’autorité du magistrat instructeur se dérouleront sur le lieu des faits entre 14h et 18h », a détaillé Philippe Astruc, le procureur de la République de Rennes, où l’affaire a été dépaysée début septembre 2019. Philippe Astruc a ajouté qu’il prendrait la parole « avant ou après pour expliquer ce qui est attendu de ces actes ».

« Une grande attente de justice »

La disparition de cet animateur périscolaire de 24 ans a déclenché une vive émotion dans la ville où des manifestants ont réclamé « Justice pour Steve », jugeant l’intervention policière et l’usage de gaz lacrymogènes disproportionnés face à des jeunes qui s’amusaient dans un quartier sans habitation.

« Je pense que c’est un acte d’instruction qui est très important à réaliser et donc je ne peux que me satisfaire de ce que le juge l’organise », a indiqué Me Cécile de Oliveira, l’avocate de la famille de Steve Maia Caniço, à propos de la reconstitution.

« Tout ce qui va dans le sens d’avancer dans cette instruction, qui est une instruction complexe, est forcément, entre guillemets, une bonne nouvelle pour la famille », a-t-elle ajouté, expliquant que les proches de Steve Maia Caniço sont dans une « grande attente de justice ».

Trois informations judiciaires « contre X » sont instruites à Rennes. L’une pour « homicide involontaire » concernant le décès de Steve, l’autre pour « mise en danger de la vie d’autrui », concernant l’intervention policière, et la troisième, pour violences sur « personne dépositaire de l’autorité publique » s’agissant de la prise à partie des forces de l’ordre.