Nîmes : Le procès de l'ancien policier soupçonné d'avoir assassiné son ex-compagne s'ouvre ce lundi

FEMINICIDE Il est accusé d'avoir tué sa compagne en 2016 de plusieurs balles dans la tête

N.B. avec AFP

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Le tribunal de Nîmes (illustration).
Le tribunal de Nîmes (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

Un ancien policier​ est jugé à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Gard, à Nîmes, accusé d’avoir assassiné de plusieurs balles dans la tête, en 2016, à Alès, son ex-compagne, après des mois de menaces contre cette jeune éducatrice.

Initialement fixé au mois d’octobre 2019, le procès avait été renvoyé. Le président de la cour d’assises avait fait droit à la demande de la défense qui arguait que les deux jours prévus pour le déroulement du procès ne seraient pas suffisants matériellement pour qu’il se déroule dans de bonnes conditions pour toutes les parties.

Devant leur fils

L’homme est accusé d’avoir abattu de trois balles en pleine tête, avec son arme de service, son ancienne compagne, qui se trouvait au volant de sa voiture, sur une route d’Alès. Les faits ont eu lieu sous les yeux de leur petit garçon âgé de 2 ans, qui était installé lors des faits sur un siège enfant, à l’arrière du véhicule.

Le couple était séparé depuis plusieurs mois. La victime avait déposé plainte, quelques jours avant le drame, contre l’ancien policier, notamment pour des appels malveillants. L’homme est accusé de l’avoir appelée à près de 1.700 reprises au cours des deux mois précédant sa mort, selon les éléments rapportés par les enquêteurs. L’homme est également soupçonné de s’être présenté au domicile de son ancienne compagne à toute heure, et de l’avoir suivie, y compris sur son lieu de travail, et de s’être montré particulièrement menaçant s’il découvrait qu’elle avait un nouveau compagnon.

Ce lundi, l’homme a contesté toute préméditation, à l’ouverture de son procès. « Ce jour-là, je ne voulais pas attenter à sa vie, a-t-il assuré. Je voulais la suivre, savoir où elle allait. A aucun moment je n’ai voulu lui ôter la vie (…) J’avais mon arme [de service] parce que la majorité des fonctionnaires de police ont leur arme sur eux. »