Affaire Kulik : La demande de remise en liberté de Willy Bardon acceptée

JUSTICE Condamné à 30 ans de prison en décembre 2019 pour l’enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre d’Elodie Kulik, Willy Bardon, avait fait appel de cette décision

20 Minutes avec AFP

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Willy Bardon est le principal suspect dans l'affaire Elodie Kulik.
Willy Bardon est le principal suspect dans l'affaire Elodie Kulik. — Philippe Huguen AFP

La demande de remise en liberté de Willy Bardon, condamné à 30 ans de prison dans l’affaire Elodie Kulik, a été acceptée, dans l’attente de son procès en appel, a-t-on appris, vendredi, auprès de son avocat.

En décembre dernier ; Willy Bardon avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de la Somme. Il avait été reconnu coupable de l’enlèvement, la séquestration suivie de mort et du viol d’Elodie Kulik. L’homme avait déjà sollicité à deux reprises sa remise en liberté, qui lui avait été refusée.

« C’est un coup de massue »

Pour son avocat maître Stéphane Daquo, cette décision constitue « l’application pure et simple des règles de lois » selon lesquelles « une fois que l’instruction est terminée et dès lors que la personne présente des garanties de représentation suffisantes, on doit la remettre en liberté ». « Etre déclaré coupable alors qu’il clame son innocence depuis des années, cela a été très dur. Maintenant il est profondément déterminé à se battre jusqu’au bout pour que ce qu’il crie depuis le début soit confirmé », a assuré l’avocat.

Pour le père d’Elodie, Jacky Kulik, « c’est un coup de massue, une épreuve de plus dans le calvaire terrible qu’il a vécu », a déploré l’une de ses avocates maître Corinne Herrmann, qui a refusé de commenter une décision de justice.

Un enregistrement décisif

Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans avait été enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin (Aisne). Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier.

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l’ADN sur la scène du crime en 2012, est « indéniable ». Les deux hommes entendus sur l’enregistrement « font forcément partie de ses ravisseurs » et « le seul proche » qui est « reconnu sur la bande » par plusieurs témoins est Willy Bardon avait déclaré l’avocate générale Anne-Laure Sandretto.