Toulouse : Un cuisinier de 22 ans jugé pour le viol et le meurtre d’une adolescente

PROCES Il est accusé d’avoir tué Alicia, 14 ans à peine. Un cuisinier de 22 ans comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de la Haute-Garonne

20 Minutes avec AFP

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La cour d'assises de la Haute-Garonne. Illustration
La cour d'assises de la Haute-Garonne. Illustration — A.GELEBART/20MINUTES

Quel calvaire a vécu Alicia, 14 ans à peine, un soir d’avril 2018 dans un appartement de Beauzelle, près de Toulouse ? Son meurtrier présumé, un cuisinier de 22 ans, tantôt décrit comme un « pervers », tantôt comme un garçon « gentil » ou « fragile », comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de Haute-Garonne pour le viol et le meurtre de l’adolescente.

Le soir du drame, Alicia passait la soirée chez l’accusé avec un autre ami mineur. Elle n’a pas appelé à l’heure dite pour que ses parents la récupèrent. Ces derniers, inquiets, se sont rendus à l’appartement d’Alexandre Besse. Ce dernier leur a indiqué qu’elle était déjà partie. Comme cela ne ressemblait pas à l’adolescente, les proches ne l’ont pas cru et ont prévenu les gendarmes. L’accusé a fait la même réponse aux militaires qui ont débarqué chez lui. Mais quand ils lui ont demandé de se lever de son canapé-lit, il a pris ses jambes à son cou. Dans le coffre du canapé-lit, Alicia a été retrouvée agonisante, un fil électrique passé autour du cou. Elle est morte peu après.

Verdict attendu ce mercredi

L’accusé, qui avait des antécédents de délits sexuels, plaide l’accident, le jeu sexuel consenti qui aurait mal tourné, puis la panique. « Indépendamment des dénégations de l’accusé, le procès ne peut qu’aboutir à sa culpabilité », a estimé lundi, lors du premier jour du procès, Jean-Baptiste Alary, qui représente la marraine de la victime. « Ensuite la Cour se prononcera sur le caractère volontaire ou non du geste », a-t-il ajouté.

« Il nie avoir participé intentionnellement au drame, il nie le viol et il nie l’homicide volontaire. Il dit "Je n’ai pas violé car il y avait consentement", l’asphyxie érotique, ce qu’on appelait auparavant le jeu du foulard, c’est le drame de l’accident », plaide de son côté Muriel Amar-Touboul, l’avocate d’Alexandre Besse.

Le verdict est attendu mercredi. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.