Attentats de janvier 2015 : Anne Hidalgo à la barre, les avocats de la défense quittent la salle

PROCES La maire de Paris, Anne Hidalgo, a été citée comme témoin au procès des attentats de janvier 2015 à la demande de l’avocat de plusieurs parties civiles, Me Patrick Klugman. Avocat qui est également son ancien adjoint

20 Minutes avec AFP

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La venue d'Anne Hidalgo au procès des attentats de janvier provoque des remous
La venue d'Anne Hidalgo au procès des attentats de janvier provoque des remous — JOEL SAGET / AFP

C’est un témoin surprise loin de faire l’unanimité au procès des attentats de janvier 2015. Ce lundi, la majorité des avocats de la défense – à l’exception de deux d’entre eux – a quitté la salle d’audience lorsqu’ Anne Hidalgo s'est approchée de la barre. Un peu plus tôt dans la journée, ils avaient exprimé dans un communiqué leur « profond désaccord avec certaines décisions qui ont été prises par le président » de la cour d’assises spéciale, Régis de Jorna. En l’occurrence, l’ajout de nouveaux témoins « dont l’audition ne concourt d’aucune manière à la manifestation de la vérité ».

L’édile est entendue en vertu du pouvoir discrétionnaire du président, à la suite de la demande de Me Patrick Klugman, avocat de SOS Racisme et de nombreuses parties civiles… Et accessoirement son ancien adjoint à la mairie. Nombre d’avocats, tant sur les bancs de la défense que sur ceux des parties civiles, ont dénoncé une récupération politique. « Mme la maire de Paris n’était pas présente, peut-elle apporter des éléments de nature à contribuer à la manifestation de la vérité ? », interrogeait, auprès de 20 Minutes, Me Samia Maktouf, qui défend plusieurs parties civiles.

Des accusations balayées par son confrère, Me Patrick Kluglman. « La maire de Paris est un témoin extrêmement proche des faits, qu’elle a vécus quasiment instantanément », et qui se sont « déroulés dans des immeubles qui appartiennent à la mairie de Paris ». Quelques minutes après  l’attaque de Charlie Hebdo, Anne Hidalgo avait quitté précipitamment la cérémonie de vœux qu’elle présidait pour se rendre sur place. Et le conseil de déplorer le départ précipité de la défense. « J’assimile cela à une tentative un peu pathétique de la défense de se faire entendre dans ce procès. »