Charente-Maritime : Un trentenaire mis en examen pour avoir enlevé et drogué deux jeunes filles

JUSTICE Les deux jeunes filles de 17 et 11 ans, ont été enlevées, sédatées puis relâchées, entre août et septembre, par un homme de 36 ans qui a reconnu les faits

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal de Charente-Maritime, à Saintes.
Le tribunal de Charente-Maritime, à Saintes. — GEORGES GOBET / AFP
  • Un homme de 36 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour l'enlèvement de deux jeunes filles qu'il a droguées, en Charente maritime. 
  • Il a été arrêté grâce au portrait robot dressé par les deux victimes. Il a reconnu les faits. 

Deux affaires d’enlèvement ont été reliées entre elles. Un homme de 36 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour avoir enlevé sous la menace puis drogué avant de les relâcher, une adolescente de 17 ans puis une fillette de 11 ans en Charente-Maritime.

L’homme, connu de la justice pour des faits de violences aggravées en 2007 et 2009, a reconnu lors de sa garde à vue « avoir enlevé ces deux jeunes filles en ayant agi sous l’influence de pulsions et de prémonitions », précise le procureur de Saintes, Nicolas Septe.

Enlevées sous la menace d’une arme

Le 10 septembre dernier, la mère d’une fillette de 11 ans signalait sa disparition alors qu’elle rentrait de son collège à Royan. Peu après, la fillette rentrait chez elle à pied, après avoir été déposée non loin de là par son ravisseur, « fortement choquée et apparemment sous l’emprise de médicaments ».

Elle racontait alors « avoir été enlevée par un homme sous la menace d’une arme (un revolver ou un pistolet) puis avoir été obligée d’absorber des médicaments » avant d’être raccompagnée près de chez elle, précise le procureur.

Les enquêteurs de Royan ont alors fait le lien avec une affaire similaire dans une commune voisine : l’enlèvement le 26 août d’une jeune fille de 17 ans, à Saint-Palais-sur-Mer, elle aussi menacée par son ravisseur, à l’aide d’un couteau, puis sédatée et enfin relâchée quelques heures après « sans avoir a priori souffert de violences autres que celles liées à son enlèvement et à sa séquestration ».

Un portrait-robot décisif

La police judiciaire de La Rochelle a alors été saisie par le parquet, puis l’office central de lutte contre les violences faites aux personnes. La description du ravisseur par les deux victimes a permis la réalisation d’un portrait robot. 

Une information judiciaire du chef d’enlèvement et séquestration de plusieurs personnes et administration de substance nuisible sur mineur de 15 ans, était ouverte par le parquet de Saintes le 14 septembre, qui indique que « le soir même un suspect était appréhendé et placé en garde à vue ».

Une perquisition à son domicile a permis « d’établir formellement son implication dans les deux enlèvements », et l’homme a reconnu les faits. « D’autres investigations resteront nécessaires pour établir précisément le mobile de ces enlèvements », estime le procureur.